La Bourse de Paris redoute les tensions sino-américaines (-1,60%)

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La Bourse de Paris redoute les tensions sino-américaines (-1,60%)

A 09H53 , l’indice CAC 40 se repliait de 85,14 points à 5.227,55 points. Mardi, la place parisienne avait clôturé en baisse de 0,44%.

"L’aversion au risque augmente de pair avec les inquiétudes des investisseurs concernant l’impact du conflit commercial sur l’économie mondiale", souligne Japser Lawler, analyste chez London Capital Group.

Cette crainte pour la croissancea entraîné mardi une ruée des investisseurs sur les obligations, se traduisant par un fort repli des taux longs américains.

"L’affaiblissement des données macroéconomiques accroît ces préoccupations qui alimentent les craintes d’une récession mondiale. Un Brexit irrésolu et destensions croissantes entre Rome et la Commission européenne renforcent les perspectives moroses", ajoute l’expert.

Les négociations en cours pour mettre fin à la guerre commerciale avec la Chine sont au point mort malgré des pourparlers jugés fructueux pendant les premiers mois de l’année.

Le géant chinois des télécoms Huawei a annoncé mercredi avoir demandé à un tribunal américain de lever l’interdiction faite aux administrations fédérales d’acheter ses équipements et services ou de travailler avec des compagnies tierces qui sont ses clientes.

Cette requête intervient quelques jours après que le groupe chinois, leader mondial incontesté de la 5G (la cinquième génération de réseaux mobiles), a été placé sur liste noire au nom de la sécurité nationale, empêchant les entreprises américaines de lui vendre des équipements technologiques.

En outre, l’agence officielle chinoise a prévenu mercredi que la guerre commerciale de Washington avec Pékin menaçait l’accès des Etats-Unis aux terres rares produites par la Chine alors qu’elles sont cruciales pour la haute technologie.

De son côté, l’administrationTrump a déclaré qu’elle n’accusait aucun des pays partenaires commerciaux des Etats-Unis de manipuler sa monnaie tout en estimant nécessaire de garder sous surveillance particulière neuf Etats, dont la Chine et l’Allemagne, pour leur politique de changes.

En Europe, les investisseurss’inquiétaient après les élections européennes d’une possible amende de Bruxelles contre l’Italie, où les chiffres de la confiance des consommateurs et des entreprises pour mai devrait susciter de l’intérêt.

En France, la hausse des prix à la consommation a légèrement ralenti enmai à 1% sur un an, contre 1,3% le mois précédent. La croissance a été confirmée à 0,3% au premier trimestre.

Les investisseurs prendront connaissance des chiffres du chômage de mai en Allemagne.

- Elior dégringole -

Le titre Elior s’effondrait de 7,49%à 10,01 euros après avoir averti les investisseurs que sa croissance organique allait reculer de 1% en 2018/2019.

ArcelorMittal dévissait de 5,11% à 13,41 euros à la suite de l’annonce de nouvelles mesures de réduction de sa production d’acier brut en Europe, toujours en raison de lafaiblesse de la demande et du niveau élevé des importations.

Pierre et Vacances s’effritait de 2,71% à 16,54 euros, pâtissant d’une perte aggravée au premier semestre, à 121 millions d’euros, attribuée à des effets saisonniers "accentués".

Casino régressait de 3,24% à31,38 euros, sous le coup de l’abaissement de deux crans (de "BB-" à "B") de sa note par l’agence de notation financière S&P.

Laurent-Perrier grappillait 0,21%à 94,40 euros, profitant d’une hausse de 12,2% de son bénéfice net pour son exercice décalé 2018/2019.

Figeac Aéro cédait 3,84% à 11,52 euros en dépit d’un chiffre d’affaires en hausse de 14,9% à 425,2 millions d’euros conforme aux attentes.

EDF avançait de 1,46% à 12,19 euros après l’annonce du PDG Jean-Bernard Lévy du démarrage mardi du réacteur nucléaire EPR de Taishan 2, situé en Chine.

Renault progressait de 0,37% à 56,71 euros. Les dirigeants de l’alliance automobile franco-japonaise Renault-Nissan-Mitsubishi Motors se réunissent mercredien banlieue de Tokyo, avec au menu des discussions sur le projet de mariage entre le groupe au losange et le constructeur italo-américain Fiat Chrysler (FCA).

pan/soe/spi