La Bourse de Paris redémarre sur les chapeaux de roues (+0,76%), soutenu par la perspective d’un accord sur la Grèce

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2La Bourse de Paris redémarre sur les chapeaux de roues (+0,76%), soutenu par la perspective d’un accord sur la Grèce2

A 09H13 , l’indice CAC 40 prenait 37,91 points à 5.036,52 points. La veille, il avait fini sur un bond de 3,81%.

"La perspective d’un accord est clairement achetée par les investisseurs, qui sous-estiment peut-être encore les risques de blocage", ont estimé les analystes de Aurel BGC.

"Même si Athènes a fait une grosse partie du chemin réclamée par les créanciers, les négociations peuvent encore dérailler. En outre, si un accord est conclu, il devra ensuite passer l’obstacle des Parlements nationaux qui doivent être consultés", ont-ils ajouté.

Les dirigeants de la zone euro se sont montrés optimistes sur les chances de sceller un accord avec la Grèce d’ici à la fin de la semaine et éviter au pays un défaut de paiement, après un sommet qui a permis lundi soir de faire "un pas en avant" avec de nouvelles propositions d’Athènes.

Mardi matin, le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Pierre Moscovici, s’est dit "convaincu" qu’un accord allait être trouvé en estimant toutefois qu’il restait "du travail à faire sur deux sujets", la question de la TVA et celle de la réforme des retraites.

"Les investisseurs se sont laissés aller à l’euphorie grâce aux progrès sur le front grec. Une nouvelle proposition grecque a allumé l’étincelle alors que les négociateurs y voient une avancée conséquente pour franchir le fossé", a souligné pour sa part Stan Shamu, un stratégiste d’IG.

La Grèce continue donc à occuper le plus gros de l’attention.

La journée compte toutefois aussi des indicateurs de premier plan puisque la zone euro doit publier ses chiffres d’activités (PMI flash) pour juin.

La France a ouvert le bal en la matière avec une croissance de l’activité du secteur privé au plus haut depuis 2011 en juin (Indice PMI à 53,4)

Aux Etats-Unis, les commandes de biens durables et les ventes de logements neufs en mai sont attendus.

La Chine a pour sa part publié avant l’ouverture des places européennes son activité manufacturière qui a subi une nouvelle contraction en juin pour le quatrième mois d’affilée, un symptôme supplémentaire de la morositéde la deuxième économie mondiale, selon l’indice de la banque britannique HSBC.

Sur le terrain des valeurs, le secteur des télécoms restait animé par le nouveau feuilleton déclenché par la proposition de rachat de Bouygues Telecom (-0,01% à 38,07 euros) par le groupe Altice, maisonmère de Numericable-SFR (-0,35% à 54,60 euros), un projet qui pourrait gagner du terrain dès mardi et qui suscite l’inquiétude des syndicats et associations de consommateurs et pour lequel le Premier ministre Manuel Valls a posé lundi une série de conditions.

Iliad perdait 0,58% à224,65 euros. Seul Orange progressait de 0,34% à 14,90 euros.

Engie (ex-GDF) profitait (+1,08% à 17,85 euros) du relèvement de sa recommandation par Société Générale à "acheter" contre "neutre" auparavant, tout comme Eurofins (+1,95% à 261,25 euros) remonté à "acheter" contre "neutre" par le courtier Oddo.

Accor était pénalisé (-1,22% à 47,74 euros) par l’abaissement de la sienne à "sous performer" contre "neutre" par Credit Suisse.

Vallourec était dans le vert (+0,10% à 20,25 euros). Standard and Poor’s a dégradé d’un cran la note du groupe àBB+, ce qui place le fabricant de tubes sans soudure en catégorie spéculative, l’agence de notation s’attendant à un affaiblissement de la rentabilité de la société, frappée par la baisse du cours du pétrole.

abx/cb/tes

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