La Bourse de Paris recule légèrement, sans parvenir à se relancer (-0,35%)

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A 09H20 , l’indice CAC 40 perdait 17,49 points à 5.029,00 points. Jeudi, il avait grignoté 0,14%.

Le marché parisien restait prudent à l’entame d’un nouveau mois boursier et après avoir vécu une semaine difficile au cours de laquelle il a lâché au total 2,98%.

Il ne profitait pas du net rebond de Wall Street vendredi ni de la bonne tenue des marchés asiatiques, alors que les volumes d’échanges devraient être moindres que d’ordinaire en raison de la fermeture du marché londonien, pour cause de jour férié.

"Après les mouvements brutaux enregistrés la semaine dernière, les actifs européens se stabilisent. Ils avaient étépénalisés par les chiffres de croissance particulièrement décevants aux Etats-Unis", remarquent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Néanmoins, "l’afflux de liquidité lié à l’action de la BCE (Banque centrale européenne) n’est pas remis en cause pour l’instant, et devrait continuer d’alimenter une tendance baissière à court terme sur les taux européens, et haussière sur la classe actions", selon eux.

Plusieurs indicateurs seront à suivre en séance à commencer par les indices PMI définitifs pour avril en zone euro.

Aux Etats-Unis, le marchédevra se contenter de la publication des commandes industrielles pour mars (16H00).

L’indicateur le plus important de la semaine est toutefois attendu vendredi outre-Atlantique avec les chiffres de l’emploi pour avril.

Une déception, qui confirmerait les ratés actuels de la première économie mondiale, pourrait dans le même temps alimenter l’idée selon laquelle la Réserve fédérale américaine (Fed) va encore attendre avant de remonter ses taux, une échéance redoutée des marchés financiers.

Enfin, les investisseurs n’oublieront pas les discussions encours en Grèce, qui doit mettre sur pied une liste de réformes pour débloquer le versement de la dernière tranche, de 7,2 milliards d’euros, par ses créanciers internationaux.

Des négociations "encourageantes" vont se poursuivre lundi et "probablement jusqu’à mercredi", ont indiquédimanche deux sources européennes.

"La question grecque va refaire surface au premier plan, à une semaine de la nouvelle échéance fixée pour parvenir à un accord", estime le courtier Aurel BGC.

Parmi les valeurs, Vallourec poursuivait sa baisse (-2,43% à 20,49 euros) après avoir plongé la veille dans la foulée des résultats pour le premier trimestre.

PSA Peugeot Citroën était en hausse (+0,83% à 17,04 euros) au contraire de Renault qui perdait du terrain (-0,95% à 93,21 euros). Les immatriculations de voitures neuves en France se sont tassées en avril, progressant de seulement 2,3%, Renault ayant gagné des parts de marché tandis que PSA Peugeot Citroën a marqué le pas.

Agrogeneration bondissait (+6,52% à 0,49 euro). La société a de nouveau subi une perte nette en 2014, en raison de fortes pertes de change dues à la dévaluation de la monnaie ukrainienne, mais a amélioré sa rentabilité opérationnelle.

Boiron prenait 2,60% à 101,95 euros grâce à un chiffre d’affaires en hausse de 8,4% au premier trimestre.

Store Electronic Systems gagnait 2,36% à 11,72 euros. La société a pourtant enregistré une contraction de son activité au premier trimestre, en particulier à l’international.

Assystem était en forte baisse (-3,56% à 18,71 euros), après avoir annoncé une très légère hausse de son chiffre d’affaires au premier trimestre mais sans redonner de perspectives sur le reste de l’année.

Inside Secure chutait (-5,05% à 2,07 euros) après avoir accusé une baisse de 30% de son chiffre d’affaires au premier trimestre.

Areva prenait 2,84% à 7,97 euros. Les activités dédiées aux réacteurs suscitent l’intérêt de trois entreprises chinoises quiseraient prêtes à aller jusqu’à une prise de participation dans le groupe nucléaire, selon des informations du Journal du dimanche.

Elior était en hausse (+1,43% à 16,99 euros). Le groupe va racheter à son partenaire Emesa ses parts dans leur co-entreprise espagnole Areas, pour renforcer sa position dans l’activité de restauration de concessions (autoroutes, aéroports).

Enfin, Dassault Aviation prenait 1,50% à 1.218,00 euros. Le PDG du groupe, Eric Trappier, estime dans un entretien au Figaro qu’il est "possible" que d’autres contrats pour le Rafale soient signésen 2015 après ceux annoncés avec l’Inde, le Qatar et l’Egypte.

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