La Bourse de Paris recule (-0,71%), sensible au budget italien

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La Bourse de Paris recule (-0,71%), sensible au budget italien

L’indice CAC 40 a cédé 38,93 points à 5.467,89 points, dans un volume d’échanges de 3,59 milliards d’euros. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,24%.

Après avoir ouvert en repli, la cote parisienne s’est enfoncée dans le rouge au fil de la séance.

Le marché, qui "n’aime pas du tout l’indécision", est soumis à "une certaine tension" après l’annonce de la coalition populiste au pouvoir en Italie de creuser son déficit public davantage que prévu, au grand dam de Bruxelles, constate Thierry Claudé, gérant chez Kiplink Finance.

"Le gouvernement italien tient tête à l’Union européenne et cela pourrait maintenir la pression sur le marché des obligations et à leur tour, sur celui des actions en zone euro", soulignedans une note, David Madden, analyste chez CMC Markets.

"Il y a eu beaucoup de bavardages sur l’abandon de l’euro par l’Italie" qui a finalement assuré qu’elle n’avait pas l’intention de quitter la zone euro, explique l’analyste.

Claudio Borghi, spécialiste des questions économiques de la Ligue, le parti d’extrême droite membre de la coalition au pouvoir, a jeté de l’huile sur le feu mardi matin en déclarant à la radio être "hyper-convaincu que l’Italie pourrait résoudre une grande partie de ses problèmes si elle avait sa propre monnaie". Avant de calmer le jeu en assurant que le gouvernement populiste n’avait "pas l’intention de quitter la zone euro".

Plus tard, le vice-Premier ministre italien et chef de la Ligue Matteo Salvini a menacé de réclamer une indemnisation au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour avoir critiqué la veille le projet de budget italien.

"Chaque déclaration pèse sur les cours" boursiers, a souligné M. Claudé.

Le nouveau gouvernement italien a proposé jeudi d’établir à 2,4% du produit intérieur brut (PIB) le déficit public pour les trois prochaines années, contre les 0,8% que le précédent gouvernement, de centre gauche, s’était engagé à maintenir.

Le projet de budget sera examiné par la Commission européenne le 15 octobre.

En matière de valeurs, les équipementiers automobiles ont évolué dans le rouge alorsque le Mondial de l’Auto a ouvert ses portes mardi à Paris. Valeo a reculé de 2,83% à 35,71 euros, Faurecia de 0,31% à 50,72 euros et Plastic Omnium de 1,12% à 31,65 euros.

La chute des immatriculations de voitures neuves de 30,5% sur un an en Allemagne a pénalisé les titres des constructeurs automobiles français.

Renault, sous pression depuis plusieurs mois, a perdu 0,17% à 74,19 euros tandis que PSA a lâché 2,41% à 22,26 euros.

Safran a perdu 1,58% à 118,50 euros, dans la foulée de l’annonce de l’Etat français qui a décidé de céder 2,35% du capital du groupe aéronautique mais de rester premier actionnaire avec un peu moins de 11% du capital.

Les valeurs technologiques ont été bien orientées : STMicroelectronics a pris 1,81% à 16,31 euros et Soitec 1,70% à 62,85 euros.

En revanche, les valeurs du luxe se sont repliées : LVMH a reculé de 2,13% à 300,35 euros et Kering de 1,81% à 459,90 euros.

Veolia a pris 1,16% à 17,45 euros, après avoir passé un accord avec l’allemand Rethmann pour lui céder ses 30% restants dans l’opérateur hexagonal de transports publics Transdev, pour 340 millions d’euros.

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