La Bourse de Paris rebondit prudemment (+0,85%)

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La Bourse de Paris rebondit prudemment (+0,85%)

L’indice CAC 40 a gagné 42,76 points, pour clôturer à 5.101,85points, dans un volume d’échanges limité de 3,4 milliards d’euros. La veille, il a fini en baisse de 0,93%.

L’indice parisien a ouvert en hausse et s’est ensuite maintenu dans le vert, accélérant un peu la cadence avant la clôture.

Les indices boursiers européens restaientsoumis à une forte volatilité et peinaient à adopter une direction franche face à un faisceau d’incertitudes politiques.

"Il y a eu un gros espoir sur la guerre commerciale qui est un peu retombé même si on espère toujours qu’il y ait une accalmie sur ce front", a expliqué auprèsde l’AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Il faut prévoir "beaucoup d’allers-retours et de volatilité autour de ces questions jusqu’à la rencontre du 30 novembre, si elle venait à être confirmée", entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping, prévue en marge du sommetdu G20, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, "on reparle beaucoup de l’Italie", a observé M. Tuéni, alors que la Commission européenne a donné jusqu’à ce soir à la coalition au pouvoir à Rome pour proposer une version révisée de son budget 2019, rejeté par Bruxelles.

Or "la position de l’Italie pourrait sortir fragilisée" de ce bras de fer avec les autorités européennes, selon lui, d’autant que Rome ne devrait présenter aucune modification de sa copie budgétaire, prenant le risque de sanctions financières pour déficit excessif dont la mise en oeuvre reste néanmoins assez hypothétique.

- Déboires d’Apple -

Rome devrait se prononcer après une réunion entre le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, et ses deux vice-Premiers ministres, Matteo Salvini et Luigi Di Maio (M5S), puis un conseil des ministres prévu à partir de 20H00 (19H00 GMT).

Autre dossier à risque pour les marchés, celui du Brexit, "qui provoquelui aussi pas mal de volatilité", a ajouté M. Tuéni.

La Première ministre britannique Theresa May a affronté mardi ses ministres très divisés sur le Brexit, l’hypothèse d’une absence d’accord avec Bruxelles continuant de planer sur les négociations qui sont dans leur dernière ligne droite.

Selon une source gouvernementale britannique, les négociations doivent aboutir d’ici à mercredi pour qu’un sommet puisse encore avoir lieu en novembre sur l’accord final de divorce.

En outre, les déboires d’Apple en Bourse depuis lundi, le groupe faisant face à un ralentissement de la demande pour ses iPhone, ont tiré "un peu le secteur des valeurs technologiques vers le bas", a complété le spécialiste.

Dans ce contexte, "les catalyseurs de court terme comme les données macroéconomiques sont un peu mis de côté face à de grosses problématiques politiques et géopolitiques qui occupent le devant de la scène", a résumé M. Tuéni.

Sur le front des indicateurs, le moral des investisseurs allemands s’est stabilisé en novembre à son plus bas niveau depuis 2012, signe qu’une ré-accélération rapide n’est pas en vue pour l’économie allemande.

De son côté, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a une nouvelle fois revu à la baisse ses prévisions de la demande de brut pour 2018 et 2019 et s’est inquiétée mardi d’une offre excédentaire sur le marché.

- Elior s’envole -

Parmi les valeurs, Elior Group a bondi de 9,89%à 13,55 euros, dopé par la perspective d’une possible scission de ses activités de concession regroupées dans sa filiale Areas, dans le cadre d’une "revue des options stratégiques".

EDF a fini en petite baisse de 0,32% à 15,54 euros. Le groupe a annoncé mardi peu avant la clôture avoir réalisé un chiffre d’affaires de 49,6 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, en hausse de 7,2% (ou 5,3% en organique), et a confirmé ses objectifs annuels.

TF1 s’est apprécié de 1,00% à 9,12 euros alors que le groupe va prendre une participation majoritaire aucapital de Gamned !, société spécialisée dans la vente automatisée d’espaces publicitaires numériques.

Orpea a en revanche fermé la marche du SBF 120 (-5,04% à 103,60 euros), pénalisé par un abaissement de sa recommandation par Crédit Suisse à "neutre" contre "surpondéré" auparavant.

Eurofins Scientific a pâti pour sa part (-3,79% à 406,00 euros) d’un début de suivi à "sous-pondéré" par Morgan Stanley.

Cafom (Habitat, vente-unique.com) s’est enfoncé de 7,20% à 5,80 euros en dépit d’un chiffre d’affaires annuel en hausse de 4,2% à 413,7 millions d’euros sur l’exercice 2017-2018.

jra/fka/LyS