La Bourse de Paris rebondit légèrement (+0,10%), après un problème technique

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La Bourse de Paris rebondit légèrement (+0,10%), après un problème technique

A 10H15 , l’indice CAC 40 prenait 0,10% à 5.395,83 points. La veille, il avait fini en repli de 1,10% à 5.390,63 points.

Fait très rare, la cote parisienne n’a pas pu s’afficher à 09H00 (07H00 GMT), horaire officiel de début des échanges. Euronext, le groupe gérant la Bourse de Paris, a évoqué un "problème technique", qui a aussi affecté l’indice belge BEL 20 et l’indice portugais PSI 20, mais pas l’indice AEX de la Bourse d’Amsterdam.

La séance devrait être une nouvelle fois influencée par le conflit commercial entre Washington et Pékin.

"Les Etats-Unis sont encore loin d’imposer des droits de douane sur la quasi-intégralité des importations chinoises mais la menace est bien réelle", ont estimé les analystes du courtier Aurel BGC.

"Les marchés, qui n’anticipent en réalité qu’au dernier moment, une fois que le supposé devient concret, devraient tenir tant que les droits de douane ne sont pas effectivement appliqués", ont-ils ajouté.

Le président américain Donald Trump a menacé lundi soir de taxer 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires, en plus des 50 milliards de dollars déjà visés vendredi. En réaction, le géant asiatique avait annoncé qu’il imposerait des taxes à l’identique sur des marchandises américaines.

"La situation est assez lassante et rébarbative, mais il est difficile de ne pas parler d’une potentielle guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis", ont relevé pour leur part les experts de Mirabaud Securities Genève, estimant toutefois que la "phase d’intimidation actuelle" ne devrait pas déboucher sur "une escalade non maîtrisée".

Les cours du pétrole, qui rebondissaient en Asie mercredi matin à la faveur d’estimations jugées favorables sur l’état des stocks de brut américain, contribuent à soutenir le rebond de l’indice, selon eux.

"La thématique protectionniste restera encore d’actualité ce mercredi même si l’attention des investisseurs va progressivement se tourner vers la réunion de l’OPEP à Vienne", a indiqué de son côté Christopher Dembik, un analyste deSaxo Banque.

Lors de cette rencontre prévue samedi, les pays producteurs devront décider s’ils augmentent ou non les quotas qu’ils se sont imposés depuis début 2017 dans le but de faire remonter les cours.

Alors que les deux géants pétroliers que sont l’Arabie saoudite et la Russie souhaitent augmenter les quotas, l’Iran, le Venezuela et l’Irak s’y opposent, faute d’avoir la capacité de relancer leurs extractions.

- JCDecaux recherché -

Du côté des indicateurs, l’agenda s’annonce essentiellement américain.

La balance des comptes courants au premier trimestre, les reventes de logements pour le mois de mai ainsi que le niveau hebdomadaire des stocks de pétrole sont au programme aux Etats-Unis.

En France, la croissance devrait nettement ralentir en 2018 pour s’établir à 1,7%, après avoir atteint 2,3% l’an dernier, plusieurs nuages venant obscurcir son horizon, selon des prévisions de l’Insee.

De son côté, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a dit mercredi anticiper une croissance de 1,8%en France cette année, inférieure aux prévisions transmises fin avril à la Commission européenne, estimant que l’activité restait "solide" malgré le ralentissement en cours.

En matière de valeurs, JCDecaux prenait 5,46% à 28,60 euros, après avoir annoncé un projet de rachat deson homologue australien APN Outdoor, pour un montant de 700 millions d’euros.

Engie grignotait 0,42% à 13,26 euros. Le groupe va vendre sa participation de 69,1% dans le producteur d’électricité thaïlandais Glow, une transaction évaluée à 2,6 milliards d’euros qui va lui permettrede cesser toute exploitation de centrale au charbon dans la région Asie-Pacifique.

Le secteur automobile était mal orienté. Peugeot perdait 1,04% à 20,84 euros, Renault 0,67% à 81,10 euros, Michelin 0,77% à 109,55 euros et Valeo 0,61% 52,32 euros.

Rémy Cointreau était pénalisé (-2,20% à 120,20 euros) par un abaissement de sa recommandation par Société Générale.

A l’inverse, Aéroports de Paris profitait (+1,66% à 195,40 euros) d’un relèvement de la sienne par HSBC.

vac/soe/spi