La Bourse de Paris rebondit (+0,91%) après sept séances de recul

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La Bourse de Paris rebondit (+0,91%) après sept séances de recul

A 09H37 , l’indice CAC 40 prenait 49,23 points à 5.447,63 points. La veille, il avait fini en recul de 0,53%.

"En cette première séance du mois de juin, les événements se précipitent : la thématique de la guerre commerciale franchit une nouvelle étape après les tergiversations des dernières semaines, l’Italie se dote de son premier gouvernement populiste et plutôt eurosceptique et le gouvernement espagnol devrait tomber aujourd’hui", ont souligné les analystes de Aurel BGC.

En Italie, le premier gouvernement d’alliance entre un jeune mouvement antisystème, le Mouvement 5 étoiles (M5S) et un parti d’extrême droite, la Ligue, doit prêter serment vendredi après-midi à Rome, sous la direction de Giuseppe Conte, un juriste complètement novice en politique qui a promis une politique anti-austérité et sécuritaire.

En Espagne, le socialiste Pedro Sanchez est en passe d’accéder au pouvoir après avoir convaincu une majorité hétéroclite derenverser Mariano Rajoy, au pouvoir depuis six ans mais affaibli par la condamnation de son parti pour corruption.

"Il faut certaines fois prendre un peu de recul. Si nous sommes tout à fait d’accord pour dire que la situation politique en Italie et en Espagne n’est pas une bonne nouvelle à court terme, nous pensons cependant que les investisseurs vont (très) bientôt se focaliser sur l’élément de fond qu’est l’amélioration du tissu économique en zone euro (et aux Etats-Unis d’ailleurs)", ont toutefois estimé les experts de Mirabaud Securities Genève.

Et sur le terrain commercial, l’annonce par les Etats-Unis des taxes douanières ciblant spécifiquement leurs alliés, qui ont commencé à riposter, mettait l’économie mondiale à rude épreuve au moment de la tenue d’un G7 Finances au Canada.

"Il convient aussi de ne pas oublier la chute du titreDeutsche Bank car il s’agit d’un établissement de nature systémique. Certes, la banque n’est pas au bord de la faillite, mais elle est dans une impasse stratégique", a ajouté Aurel BGC en estimant qu’elle "pourrait perdre son actif le plus précieux : la confiance" notamment "de ses clients et des marchés".

Autre rendez-vous important à l’agenda du jour : les chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, dans lesquels les investisseurs traqueront les signes d’une inflation salariale.

Outre cet indicateur, les chiffres définitifs d’activité manufacturière en zone euro, les dépenses de construction en avril et l’indice ISM d’activité dans l’industrie en mai aux Etats-Unis sont également attendus.

En Chine, l’activité du secteur manufacturier a poursuivi sa robuste progression en mai, au même rythme qu’au mois précédent.

En matière de valeurs,le secteur bancaire retrouvait des couleurs, dynamisé par la meilleure tenue du marché obligataire qui aidait à prendre du recul face aux déboires de Deutsche Bank.

Crédit Agricole montait de 2,39% à 12,02 euros, BNP Paribas gagnait 1,56% à 53,89 euros et Société Générale de 1,53% à 37,42 euros.

Les titres liées aux matières premières évoluait également dans le vert en dépit des fortes tensions commerciales. ArcelorMittal gagnait 2,36% à 28,36 euros et Eramet 2,27% à 153,50 euros.

Dans le secteur automobile, les constructeurs français profitaient de leurs bonnes performances sur le marché en mai. Avec des immatriculations en hausse de 9,9%, Peugeot gagnait 1,58% à 20,26 euros et Renault, dont les ventes ont augmenté de 0,7%, prenait 1,22% à 83,64 euros.

Neopost était pénalisé (-4,79% à 22,64 euros) par un chiffre d’affaires en baisse au premier trimestre, notamment en raison d’un effet de changes négatif, pour s’établir à 249 millions d’euros.

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