La Bourse de Paris quasi stable (-0,03%) au début d’une séance riche en indicateurs

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La Bourse de Paris quasi stable (-0,03%) au début d’une séance riche en indicateurs

A 10H11 , l’indice CAC 40 cédait 1,67 point à 5.381,75 points. La veille, l’indice avait fini en repli de 0,32%.

"Il semblerait qu’alors que le risque politique s’est dissipé, les investisseurs sont loin d’être convaincus qu’une nouvelle hausse puisse être soutenue sans davantage de preuve d’une reprise positive des données économiques", a relevé dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Le marché a en effet marqué le pas depuis le début de la semaine, sur fond de prises de profits, après avoir engrangé plus de 7% entre les deux tours de la présidentielle française.

"Les marchés semblent rentrer dansune phase plus neutre. Après la dernière vague de hausse, le marché a besoin de reprendre son souffle et de trouver des raisons pour en justifier une nouvelle", abonde Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

- Inflation américaine attendue -

La séance sera particulièrement animée par de nombreux indicateurs, au premier rang desquels l’inflation américaine en avril, une donnée regardée de près par la Réserve fédérale américaine.

Les Etats-Unis publieront aussi les ventes au détail sur cette période, indicateur important sur la consommation américaine, ainsi que la première estimation de la confiance des consommateurs en mai.

Avant cela, l’Europe aura publié les chiffres de la production industrielle en zone euro pour le mois de mars.

L’Allemagne a publié de son côté son chiffre préliminaire de croissance au premier trimestre. Celle-ci s’est encore affermie en début d’année, avec une progression du PIB de 0,6% au premier trimestre, tirée à la fois par la demande intérieure et les exportations.

Les prix à la consommation dans le pays ont connu une nette progressionen avril, de 2% sur un an.

L’économie française a quant à elle connu un huitième trimestre consécutif de créations nettes d’emplois marchands, avec 49.400 nouveaux postes (+0,3%) au 1er trimestre, grâce au dynamisme des services et de l’intérim.

Sur le plan des valeurs, ArcelorMittal chutait de 5,66% à 6,82 euros malgré un bénéfice net de 1 milliard de dollars au premier trimestre, le marché se montrant prudent sur les perspectives à court terme du géant mondial de la sidérurgie.

Vivendi progressait de 5,87% à 19,47 euros, dopé, tout comme Havas(+10,04% à 9,32 euros), par l’annonce de leur rapprochement.

Société Générale grignotait 0,20% à 49,40 euros. La banque a donné le coup d’envoi du processus d’entrée en Bourse d’ALD Automotive, sa filiale de location longue durée de véhicules, en vue de faire de cette dernière un champion mondial de la mobilité et de la gestion de flotte automobile.

Eutelsat gagnait 1,59% à 21,09 euros, le marché s’attachant davantage à la confirmation de ses objectifs à court et moyen terme qu’à son chiffre d’affaires en baisse de 4,9% au troisième trimestre de son exercice décalé.

Aperam bénéficiait (+1,85% à 44,88 euros) de résultats record au premier trimestre, poursuivant sur sa lancée de l’an dernier, grâce notamment à de meilleures conditions de marché et une demande jugée "saine" en Europe.

Natixis reculait (-0,37% à 6,43 euros) après un abaissement de sa recommandation à "neutre" par Credit Suisse.

CGG était suspendue à la demande de la société. CGG, qui a vu sa perte se creuser au premier trimestre, a indiqué vendredi n’avoir pas encore obtenu l’accord de toutes les parties à la restructuration financière envisagée pour assurer sa survie.

AB Science était également suspendu jusqu’à lundi après l’annonce par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de la suspension d’essais cliniques menée par la société pharmaceutique pour sa molécule phare, le Masitinib.

Pharmagest bénéficiait (+2,50% à 40,65 euros) d’un chiffre d’affaires en hausse de 16,3%, à 35,42 millions d’euros, toujours tiré par ses offres pour convertir les pharmacies au numérique.

OL Groupe reculait (-1,09% à 2,71 euros). Le chiffre d’affaires de la holding cotée qui coiffe le club de football Olympique lyonnais est stable sur les neuf premiers mois de son exercice décalé, grâce à une billetterie en hausse et malgré la faiblesse des recettes liées à la cession de joueurs.

MGI Coutier était à l’inverse bien orienté (+1,69% à 36,79 euros) grâceà la publication d’un chiffre d’affaires en hausse de 11,5% pour le premier trimestre à 270,6 millions d’euros.

lem/fpo/ggy

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