La Bourse de Paris prudente avant d’être fixée sur la Fed (-0,06%)

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La Bourse de Paris prudente avant d’être fixée sur la Fed (-0,06%)

A 09H35 , l’indice CAC 40 perdait 3,21 points à 5.429,22 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,57% à 5.252,43 points.

"La réunion de la Fed va, évidemment, être le point central d’attention aujourd’hui pour les investisseurs", ont rappelé dans une note les analystes de Saxo Banque.

Un communiqué sera publié mercredià 18H00 GMT ainsi que de nouvelles prévisions économiques sur la croissance, l’inflation, le taux de chômage et surtout les hausses de taux envisagées l’an prochain.

"Il n’y a aucune surprise à attendre du côté de la hausse des taux qui est déjà actée", ont estimé les analystes, précisant que "l’enjeu est vraiment de canaliser au mieux les attentes des investisseurs" sur le rythme de relèvement des taux "qui fait encore beaucoup débat dans les salles de marché".

Alors que les membres de la Fed prévoient jusqu’ici trois hausses des taux d’un quart de point de pourcentage (0,25%) pour 2018, de nombreux économistes en prévoient plutôt quatre, vu la stimulation de l’économie par l’administration Trump.

Aussi, "les investisseurs espèrent que la première réunion sous la houlette de Jerome Powell (patron de la Fed, ndlr) ne sera pas entachée d’approximations ou de surprises...", ont ajouté pour leur part les analystes de Mirabaud Securities Genève.

Si la thématique monétaire va dominer le marché, les investisseurs garderont tout de même un oeil sur les derniers développements des mesures protectionnistes voulues par le président américain Donald Trump, alors que le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer sera auditionné par une commission de la Chambre des représentants.

Par ailleurs, le président du Conseil européen Donald Tusk a assuré mardi que la réponse de l’Union européenne à d’éventuelles taxes américaines sur l’acier et l’aluminium resterait "responsable et raisonnable", dans une lettre aux dirigeants européens avant un sommet à Bruxelles.

Côté indicateurs, le marché prendra connaissance de la balance des comptes courants au quatrième trimestre,des reventes de logements en février ainsi que du niveau hebdomadaire des stocks de pétrole.

- Vivendi et Ubisoft en hausse -

Parmi les valeurs, Vivendi avançait de 1,26% à 21,67 euros. Le groupe, qui avait tenté de prendre le contrôle d’Ubisoft (+3,59% à 71,00 euros), a jeté l’éponge en annonçant la vente de sa participation de 27,27% dans le capital de l’éditeur français de jeux vidéos pour deux milliards d’euros.

Ubisoft a parallèlement trouvé un partenaire stratégique, le géant chinois de l’internet Tencent, qui va entrer à son capital à hauteur de 5%, selon un communiqué séparé de l’éditeur de jeux vidéos.

Publicis s’élevait de 0,42% à 56,96 euros après avoir annoncé une augmentation de 50% d’ici à 2020 du nombre de ses salariés en Inde, en Colombie, au Costa Rica et sur l’Ile Maurice.

Airbus cédait 1,05% à 95,42 euros, après que le conseil d’administration du groupe a annoncé qu’il désignerait le successeur de son président exécutif Tom Enders à la fin de l’année 2018. Ce choix devra être entériné par l’assemblée générale 2019 des actionnaires du constructeur aéronautique.

Du côté des médias, Alain Weill, le patron du groupe de télécommunications et de média SFR (Altice France), a estimé que le débat entre TF1 (-1,16% à 11,10 euros) et les opérateurs télécoms ou distributeurs comme Orange (+0,07% à 13,92 euros), Free (groupe Iliad en hausse de 0,32% à173,60 euros) ou Canal+ (groupe Vivendi) "va s’éteindre assez vite".

Lagardère était en petite baisse de 0,22% à 23,07 euros après avoir lancé la procédure d’information-consultation au sujet de son projet de réorganisation de sa branche médias Lagardère Active en cinq pôles autonomes, en vue d’éventuelles cessions.

Akka Technologies reculait de 0,95% à 51,90 euros malgré l’annonce d’un bénéfice net qui a plus que doublé (+161%) en 2017, à 44,1 millions d’euros, grâce aux nouveaux métiers du numérique.

Hermès gagnait 2,72% à 465,30 euros, dynamisé par un bénéfice net qui a progressé de 11% l’an dernier à 1,22 milliard d’euros, et par une marge opérationnelle "historique" de 34,6%, grâce au succès de ses sacs.

SMCP progressait de 3,84% à 20,30 euros, malgré un bénéfice net en berne en 2017, à 6,3 millions d’euros, plombé selon la maison mère des marques de prêt-à-porter Sandro, Maje et Claudie Pierlot par des frais liés à "l’introduction en Bourse et à la nouvelle loi fiscale en France".

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