La Bourse de Paris prudente après le discours du nouveau chef du gouvernement italien (-0,22%)

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La Bourse de Paris prudente après le discours du nouveau chef du gouvernement italien (-0,22%)

L’indice CAC 40 a cédé 11,96 points à 5.460,95 points dans un volume d’échanges moyen de 3,5 milliards d’euros. La veille, il avait finien hausse de 0,14%.

Après une ouverture en légère baisse, la cote parisienne a gagné du terrain avant de ralentir puis de repartir dans le rouge dans l’après-midi.

Les investisseurs ont en effet peu apprécié les propos de Giuseppe Conte, qui dirige le gouvernement de coalition italien alliant le Mouvement Cinq Etoiles avec la Ligue.

M. Conte a confirmé mardi devant le Parlement italien le "contrat de gouvernement" signé entre le M5S et la Ligue, réaffirmant les divers objectifs du gouvernement, dont un revenu de citoyenneté (revenu d’insertion pour les plus pauvres) et une réduction de la fiscalité.

S’il n’a pas donné de détail sur le financement de ces mesures, celles-ci pourraient représenter plusieurs dizaines de milliards d’euros.

"Il y avait une rumeur sur le marché selon laquelle le nouveau chef du gouvernement adoucirait ses propos pour tenir davantage compte des réalités économiques, et notamment des impératifs budgétaires. Or le discours était très peu conciliant", analyse auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant bleu Gestion.

"Le premier discours d’investiture du nouveau chef du gouvernement indique une position maximaliste qui inquiète les marchés, et qui a eu pour conséquence une tension immédiate sur le marché des taux italiens et espagnols. Cela s’est répercuté immédiatement sur le secteur bancaire qui est aujourd’hui très faible en Italie, mais aussi partout en Europe", ajoute le spécialiste.

- Secteur technologique bien orienté -

Le marché avait pourtant bien démarré la journée, aidé notamment par le nouveau record de l’indice à dominante technologique Nasdaq à New York la veille, "qui a entraîné à la hausse tout le secteur technologique", rappelle M. Larroturou.

En outre, de bons indicateurs outre-Atlantique ont favorisé la progression du dollar face à l’euro, qui s’échangeait sous la barre de 1,17 dollar mardi après-midi.

Mais "tous ces éléments favorables sont contrecarrés par le nouvel épisode d’aversion au risque initié par la situation en Italie", résume M. Larrouturou.

Du côté des indicateurs, les investisseurs ont pris connaissance de la croissance de l’activité dans les services aux Etats-Unis, qui a accéléré son rythme en mai pour s’établir à 58,6%, au-dessus des prévisions des analystes.

En zone euro, la croissance de l’activité privée aralenti en mai à son plus bas niveau depuis un an et demi.

En matière de valeurs, le secteur technologique a fini dans le vert, à l’instar de STMicroelectronics (+4,19% à 21,16 euros), Soitec (+2,51% à 81,80 euros) et Atos (+1,41% à 118,80 euros), dopé par le record affiché la veille par l’indice à dominante technologique Nasdaq.

A l’inverse, le secteur bancaire a chuté, à l’image de Crédit Agricole (-2,06% à 11,91 euros), Société Générale (-1,36% à 37,29 euros) et BNP Paribas (-1,79% à 53,12 euros).

Eramet a lâché 9,39% à 135,10 euros, après avoir vu sa recommandation abaissée à "sous-performance" contre "neutre" auparavant par Exane BNP Paribas.

Hermès a cédé 1,03% à 593 euros, après avoir vu la sienne ramenée à "alléger" au lieu de "conserver" par HSBC.

De son côté, Casino a été pénalisé (-6,09% à35,33 euros) par un abaissement d’objectif de cours par Barclays.

Air France-KLM a perdu 4,97% à 7 euros, au lendemain d’une forte hausse, occasionnée par l’intérêt d’AccorHotels (+2,10% à 45,22 euros) pour une prise de participation à son capital. Le patron du géant hôtelier a toutefois minimisé son intérêt pour une telle opération.

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