La Bourse de Paris progresse légèrement avant la rencontre Trump-Juncker (+0,20%)

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La Bourse de Paris progresse légèrement avant la rencontre Trump-Juncker (+0,20%)

A 09H00 , l’indice CAC 40 prenait 11,05 points à5.445,24 points. La veille, il avait fini en nette hausse de 1,04%.

La cote parisienne digère de nombreuses publications d’entreprises de différents secteurs d’activités mais la thématique de la guerre commerciale reste prégnante.

"Le marché va évidemment continuer d’évoluer au gré des relents protectionnistes et également des diatribes du président Trump", a commenté dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Toutefois, il "commence enfin à s’habituer au risque Trump même si le contexte est bien évidemment défavorable en cette période estivale", a-t-il ajouté.

Les investisseurs vont surveiller de près la rencontre entre le président de la Commission européenne et le président américain prévue mercredi à Washington.

"Il y a de l’optimisme" par rapport à cette entrevue, qui pourrait "réduire les inquiétudes au sujet d’une guerre commerciale totale", a estimé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Mais le marché "fera peut-être la grimace ce soir si la rencontre entre le président de la Commission européenne et le locataire de la Maison Blanche se révèle acrimonieuse, ce qui est assez probable", ont souligné de leur côté les analyste du Aurel BGC.

Mardi Donald Trump a défendu l’imposition de tarifs douaniers aux principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, soulignant en particulier combien l’Union européenne avait, selon lui, tiré profit de la situation.

De son côté, M. Juncker a dit mercredi ne pas être "excessivement optimiste" sur les résultats de la rencontre avec M. Trump.

Du côté des indicateurs, l’agenda s’annonce chargé.

L’évolution des crédits au secteur privé et de la masse monétaire M3 en zone euro est au programme.

En Allemagne, les investisseurs prendront connaissance du baromètre Ifo du moral des entrepreneurs en juillet.

En France, les prix à la production dans l’industrie ont progressé de 0,3% au mois de juin. Le nombre de demandeurs d’emplois inscris à Pôle Emploi au deuxième trimestre est également prévu.

Les ventes de logements neuf en juin et le niveau des stocks de pétrole figurent à l’agenda aux Etats-Unis.

- SEB bondit -

Du côté des valeurs, LVMH grimpait de 1,35% à305,15 euros, soutenu par un bénéfice net en hausse de 41% au premier semestre, une performance nettement supérieure aux attentes, tirée par la croissance de l’ensemble des divisions.

STMicroelectronics ne parvenait pas à profiter (-3,26% à 19,91 euros), d’un bénéfice net en haussede 72,8% à 261 millions de dollars au deuxième trimestre.

ArcelorMittal reculait de 0,98% à 26,40 euros, affaibli par l’annonce du nouveau gouvernement italien antisystème, qui souhaite lancer une procédure qui pourrait conduire à l’annulation de l’attribution du sidérurgiste Ilvaau géant mondial.

Peugeot bénéficiait (+1,66% à 23,86 euros) d’un relèvement de sa recommandation à "neutre" contre "vendre" précédemment par Invest Securities, au lendemain de la publication d’un bénéfice net en hausse de 18% au premier semestre par le constructeur français.

Orpea baissait de 0,71% à 119 euros, en dépit de sa bonne activité au deuxième trimestre grâce notamment à la contribution d’établissements acquis en Autriche, en Allemagne et aux Pays-Bas.

SEB bondissait de 11,19% à 164 euros, dynamisé par un relèvement de son objectifannuel de chiffre d’affaires, à la faveur d’une croissance de ses ventes meilleure que prévu au deuxième trimestre.

TF1 montait de 2,19% à 9,35 euros. Le groupe de télévision a vu son activité profiter de la diffusion de la Coupe du Monde de football au deuxième trimestre, qu’il aréussi a mieux rentabiliser qu’il y a quatre ans.

Getlink grappillait 0,22% à 11,53 euros, à la faveur d’une hausse de son bénéfice net de 15% à 39 millions d’euros au premier semestre, malgré des pertes de recettes causées par la grève à la SNCF.

Dassault Systèmesreculait de 1,92% à 125,53 euros, en dépit d’une hausse de son bénéfice net de 17% à 186,8 millions d’euros au deuxième trimestre de l’année 2018. Le groupe a annoncé relever sa prévision de bénéfice net par action pour l’ensemble de l’année.

Eramet chutait de 11,76% à 96 euros, malgré des résultats semestriels en hausse, soutenus par des activités minières bien orientées grâce notamment à la hausse des prix des minerais de manganèse et de nickel, bien que la branche alliages ait reculé.

Elior s’adjugeait 5,54% à 14,10 euros, dans la foulée de la confirmation de ses objectifs, révisés à la baisse en mai, pour son exercice décalé 2017-2018 après avoir fait état d’une activité tirée par l’international sur les neuf premiers mois.

Interparfums lâchait 0,80% à 37 euros, freiné par des ventes stagnantes au deuxième trimestre,sur fond d’impact défavorable des variations de change et en l’absence de nouveaux lancements.

Technicolor prenait 5,13% à 1,13 euros. Le groupe français de services et de technologies pour les médias numériques, en difficulté financière, a creusé sa perte de 43% au premier semestre à 152 millions d’euros.

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