La Bourse de Paris préfère ne pas se mouiller (-0,09%)

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La Bourse de Paris préfère ne pas se mouiller (-0,09%)

L’indice CAC 40 a lâché 4,70 points à 5.296,54 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,1 milliards d’euros. La veille, il avait fini en léger recul de 0,12%.

La cote parisienne a ouvert à l’équilibre pour tenter ensuite de s’élever à plusieurs reprises avant de revenir à son niveau initial.

"Nous avons connu depuisdeux mois et demi une hausse qui fait partie des plus grosses progressions historiques" sur un temps aussi condensé "et sommes désormais dans une phase vraiment transitoire", une phase de "consolidation", a observé auprès de l’AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud France.

Les marchés "font du surplace depuis trois semaines", a-t-il complété.

"Sur le Brexit, plus on avance et moins on y voit clair, ce qui n’est pas de nature à pousser les investisseurs" aux initiatives, a détaillé le spécialiste.

Quant à la macroéconomie, "forceest de constater que la tendance globale est plutôt au ralentissement", selon lui.

Pour preuve, la croissance de l’économie des États-Unis a été plus faible qu’estimé à la fin de l’année dernière, à 2,2% au 4e trimestre en rythme annuel contre 2,6% pour l’estimation précédente.

De son côté, la hausse des prix à la consommation en Allemagne a ralenti en mars à 1,3% sur un an, selon des chiffres provisoires publiés jeudi.

Enfin, la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro au secteur privé a rebondi en février, selon des chiffres publiés jeudi par la Banque centrale européenne .

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a d’ailleurs lancé jeudi un sévère avertissement à la zone euro, estimant qu’elle n’était pas encore assez préparée pour affronter la prochaine crise économique et exhortant ses membres à renforcer son système bancaire.

"Il est dur aujourd’hui d’avoir suffisamment d’éléments favorables pour que les marchés aillent au-delà des 12 à 13% qu’ils ont déjà gagnés" depuis le début de l’année, a estimé M. Rozier.

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi qu’il présenterait une troisième fois vendredi son accord de Brexit aux députés, au lendemain d’une nouvelle journée dramatique qui a vu Theresa May offrir sa démission et montré un parlement inapte à s’entendre sur une autre voie à suivre.

Sur le front commercial, la Chine et les Etats-Unis reprennent jeudi à Pékin leurs négociations commerciales, mais il leur reste "énormément de travail" pour résoudre leur conflit douanier et aplanir leurs différends sur d’autres sujets, a prévenu le gouvernement chinois, les points d’achoppement restant nombreux.

- STMicroelectronics plombé par Infineon -

En matière de valeurs, STMicroelectronics a souffert (-3,52% à 12,73 euros) d’un avertissement sur résultats de son homologue allemand Infineon.

EssilorLuxottica a reculé de 2,64% à 96,00 euros. La crise de gouvernance qui secoue le jeune groupe franco-italien, numéro un mondial de l’optique, a connu mercredi un nouveau rebondissement, le camp italien demandant l’arbitrage de la Chambre de commerce internationale, faute d’accord entre les deux camps.

Carrefour a reflué de 2,63% à 16,27 euros tandis que le groupe compte supprimer plus de 1.200 postes dans ses hypermarchésfrançais en 2019 dans le non-alimentaire, sans départs contraints.

Iliad a perdu 1,54% à 87,96 euros. Le collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a requis jeudi un million d’euros d’amende contre le président du conseil d’administration d’Iliad Maxime Lombardini pour des cessions d’actions, et 500.000 euros contre l’opérateur pour une information tardive.

Capgemini a en revanche profité (+3,80% à 106,60 euros) d’une note de Goldman Sachs plaçant le titre sur sa liste de titres dont des performances supérieures à celles du secteur sont attendues au cours des douze prochains mois.

Le groupe Bolloré a terminé quasi stable (-0,05% à 3,98 euros) après sa condamnation en appel pour "procédure abusive" face à France Télévisions. Le groupe réclamait 50 millions d’euros après la diffusion d’une enquête-portrait de l’homme d’affairesà sa tête.

Navya s’est enfoncé de 4% à 1,80 euros, pénalisé par l’aggravation de ses pertes, sous l’effet d’une hausse massive de ses dépenses de recherche et développement.

jra/ef/LyS