La Bourse de Paris ploie face à l’incertitude (-0,71%)

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La Bourse de Paris ploie face à l’incertitude (-0,71%)

A 09H30 , l’indice CAC 40 perdait 37,08 pointsà 5.304,62 points. La veille, il avait fini en net recul de 1,31%.

Cette ouverture en légère baisse s’inscrit "dans le sillage de la baisse des indices chinois", affectés "une nouvelle fois par les craintes d’une escalade commerciale entre Pékin et Washington", ont estimé les expertsde Mirabaud Securities Genève.

L’administration américaine pourrait imposer dès jeudi de nouvelles taxes sur 200 milliards de dollars supplémentaires de biens chinois.

"Les sujets d’incertitude restent nombreux en cette rentrée, ce qui explique certainement la prudence desinvestisseurs", a souligné Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Outre la question de nouvelles mesures protectionnistes que pourraient annoncer les Etats-Unis à l’égard de la Chine, le ralentissement économique mondial qui est désormais incontestable et le risque italien sont clairement sur les radars", a-t-il détaillé.

Les investisseurs gardent un oeil sur l’Italie, où le gouvernement antisystème doit élaborer son budget 2019. Les marchés financiers s’inquiètent au sujet de ses choix de politique économique qui pourraient amener le pays à creuser son déficit budgétaire.

Mais pour l’heure, "la principale préoccupation des investisseurs reste de savoir si les Etats-Unis veulent vraiment arriver à une forme d’accord avec le Canada au sujet de l’Aléna", a commenté de son côté Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Les négociations entre Washington et Ottawa pour moderniser le traité de commerce nord-américain (Aléna) doivent reprendre mercredi. Précédées par les invectives de Donald Trump, elles s’annoncent sous haute tension.

Outre la géopolitique, les investisseurs s’intéresseront mercredi au discours du chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE) Peter Praet, qui s’exprimera lors d’un forum financier européen.

Du côté des indicateurs, l’indice PMI final pour août était attendu pour la zone euro et différents pays, dont la France et l’Allemagne.

Les investisseurs prendront également connaissance de la balance commerciale pour juillet des Etats-Unis.

L’activité dans les services en Chine a encore fortement ralenti en août, ce secteur crucial enregistrant sa plus faible croissance en dix mois, selon l’indice indépendant Caixin, publié avant la séance parisienne.

- Bond de bioMérieux -

En matière de valeurs, le secteur du luxe restait mal orienté, à l’instar de LVMH (-1,08% à 288,55 euros), Hermès (-0,18% à 546,60 euros) et Kering (-0,18% à 451,10 euros).

Les valeurs pétrolières baissaient, dans le sillage des cours du pétrole. TechnipFMC lâchait 1,53% à 25,79 euroset Total 0,76% à 53,22 euros.

bioMérieux bondissait de 10,90% à 82,40 euros, dynamisé par le relèvement de ses objectifs annuels à la faveur d’une "solide dynamique commerciale" au premier semestre, marqué également par un bond de 33% de son bénéfice net à 134,4 millions d’euros.

JCDecaux profitait (+5,99% à 29,38 euros) d’un relèvement de sa recommandation par BofAML.

Somfy se repliait de 1,26% à 78,50 euros, affecté par un bénéfice net en repli de 1,1% de 83,3 millions d’euros au premier semestre, malgré des ventes en progression de 2,7%.

Edenred prenait 1,52% à 33,37 euros, aidé par l’annonce de la signature d’un partenariat exclusif avec Itaù Unibanco, une des plus grandes banques brésiliennes pour la distribution d’avantages aux salariés dans le pays.

Fleury-Michon montait de 1,96% à 52,00 euros, soutenu parune amélioration de sa rentabilité au premier semestre, malgré des ventes stables.

Latécoère reculait de 2,30% à 3,83 euros, affecté par une chute de plus de 90% à 2,8 millions d’euros de son bénéfice net au premier semestre, en raison des ralentissements de cadence de production, d’effets de change défavorables et des frais de démarrage de nouveaux sites industriels.

Marie Brizard Wine and Spirits (MBWS) perdait 6,93% à 6,04 euros, pénalisé par l’annonce de prévision d’une perte d’exploitation plus importante qu’attendu pour 2018.

GL Events baissait 2,50% à 23,40 euros, bien que le groupe ait indiqué tabler sur une "amélioration sensible" de son bénéfice net cette année, grâce à une activité plus soutenue que prévu.

vac/soe/mcj