La Bourse de Paris perd du terrain, après une réunion du G20 sans grande avancée (-0,66%)

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A 09H24 , l’indice CAC 40 perdait 28,36 points à 4.286,21 points. Vendredi, il avait pris 1,56%,au lendemain d’une hausse de 2,24%.

Le marché parisien reprenait son souffle à l’occasion de la dernière séance du mois de février et après avoir terminé la semaine dernière sur les chapeaux de roue.

"Les marchés, faute de mieux, avaient développé quelques anticipations déraisonnables avant le G20 des grands argentiers à Shanghai. Mais il n’y a pas d’action concertée dans les tuyaux à ce stade, ce qui a poussé à la baisse les marchés chinois ce matin" puis les indices européens, résume le courtier Aurel BGC.

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 ont appelé samedi à Shanghai à utiliser "tous les outils" possibles pour soutenir l’économie, y compris via des dépenses publiques accrues, face à une reprise mondiale "inégale" et exposée à une recrudescence de menaces.

Ils insistent notamment sur la nécessité pour les grandes banques centrales de poursuivre leurs politiques très accommodantes, déjà largement déployées.

"Comme on pouvait le craindre, les conclusions du G20 confirment que la pression des marchés n’est pas encore suffisante pour réveiller les grands argentiers de la planète", remarque dans une note Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac

Selon lui, "ils continuent d’avancer comme des somnambules, incapables de reconnaître la montée des risques pour la croissance économique globale, et la façon de les traiter de façon coordonnée".

Le marché restera par ailleurs attentif à l’évolution des prix du pétrole, qui donnent le ton depuis plusieurs semaines. Ils étaient orientés à la hausse en Asie, des analystes mettant cette progression au crédit de données économiques américainesencourageantes publiées la semaine dernière.

Plusieurs indicateurs seront également suivis dont la première estimation de l’inflation pour février en zone euro, puis aux Etats-Unis l’activité économique dans la région de Chicago et les promesses de vente de logements, avant le rapport mensuel sur l’emploi, qui sera le point d’orgue de la semaine vendredi.

"Les chiffres de l’emploi cette semaine serviront de baromètre pour évaluer si la banque centrale américaine sera en mesure de poursuivre la normalisation de sa politique monétaire", soulignent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Parmi les valeurs, EDF prenait 1,46% à 9,57 euros. La ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, a indiqué être "prête à donner (le) feu vert" au prolongement de dix ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises, qui passeraitainsi de 40 à 50 ans.

Par ailleurs, rappelle Aurel BGC, "selon le FT, EDF pourrait décaler d’un an la décision d’investissement sur le projet britannique Hinkley Point" alors que de son côté, "Bloomberg écrivait vendredi soir que la société réfléchit à une filialisation de son parc de 58 réacteurs nucléaires en France".

Eurofins Scientific gagnait 3,30% à 328,60 euros après avoir publié un bénéfice net annuel de 164 millions d’euros, en hausse de 24,1% sur un an.

Elior profitait (+0,38% à 18,43 euros) d’un relèvement de recommandation par Oddo.

Sopra Steria chutait (-5,88% à 87,55 euros), la société ayant publié un bénéfice net part du groupe de 84,4 millions d’euros en 2015, sans surprise pour le marché.

Gameloft prenait 0,59% à 6,85 euros alors que son conseil d’administration a rejeté à l’unanimité l’offre publique d’achat de Vivendi (-0,66% à 18,77 euros), déposée le 18 février, considérant qu’elle est "contraire à l’intérêt de Gameloft, de ses actionnaires, de ses salariés et de ses clients".

Carrefour perdait 0,62% à 24,08 euros après avoir signé un accord avec le groupe espagnol Eroski pour l’acquisition de 36 hypermarchés "compacts" en Espagne, ce qui lui permet de s’implanter dans 27 nouvelles villes.

Carmat s’envolait à sa reprise de cotation (+16,27% à 37,24 euros) après deux jours de suspension. L’Etat, Bpifrance et Air Liquide notamment vont faireleur entrée au capital, dans le cadre d’une augmentation de capital réservée de 50 millions d’euros lancée par l’entreprise pour financer le développement clinique et industriel de son coeur artificiel.

Enfin, Direct Energie gagnait 0,73% à 19,35 euros après avoir vu son chiffre d’affaires bondir de 25,5% en 2015 pour dépasser la barre symbolique du milliard d’euros, grâce à la conquête de nouveaux clients.

jbo/abb/ah

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