La Bourse de Paris méfiante (-0,24%) face au retour de l’incertitude grecque

Crédit : stock.adobe.com

Publié le  à 0 h 0

2La Bourse de Paris méfiante (-0,24%) face au retour de l’incertitude grecque2

L’indice CAC 40 a perdu 12,33 points à 5.045,35 points, dans un volume d’échanges nourri de 4,9 milliards d’euros. La veille, il avait fini sur une hausse de 1,18%.

Après avoir ouvert proche de l’équilibre, la cote parisienne a temporisé toute la séance, faiblissant temporairement à la mi-journée après des déclarations du Premier ministregrec Alexis Tsipras.

Le marché reste encore "totalement focalisé sur la Grèce", note Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

"C’est une séance qui tranche un petit peu avec les jours précédents où on avait une tendance très nettement positive", ajoute-t-il.

Même si "les choses ne sont pas remises à plat complètement, il y a une partie des questions qui restent encore pleinement ouvertes et sur lesquelles il n’y a pas eu d’accord entre la Grèce et ses créanciers", souligne l’analyste.

L’espoir d’un accord imminent, qui avait stimulé les indices au cours des derniers jours, s’est en effet éloigné mercredi après de nouvelles déclarations d’Alexis Tsipras, qui a accusé le FMI de bloquer les négociations visant à éviter à son pays un défaut de paiement.

Le gouvernement grec, menacé de se trouver en défaut de paiement à la fin du mois, a par ailleurs rejeté une contre-proposition soumise par les créanciers à Athènes, comprenant surtout des souhaits du Fonds monétaire international .

Le Premier ministre grec s’entretenait mercredi après-midi à Bruxelles avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker, le président de la BCE Mario Draghi et la directrice générale du FMI Christine Lagarde, avant la tenue d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) dans la soirée.

Vers 15H00 GMT, la réunion était toujours en cours dans un climat "difficile", selon une source au fait des discussions, craignant une longue nuit de négociations.

Si une solution se dessine à l’issue de cette réunion, "le marché devrait reprendre sa course haussière", estime M. Baradez.

Dans ce contexte, l’attention des investisseurs, entièrement mobilisée par la Grèce, est restée peu sensible aux indicateurs.

Le baromètre Ifo du moral des entrepreneurs allemands s’est à nouveau replié en juin tandis que le moral des milieux financiers, mesuré par le baromètre ZEW, a chuté ce même mois à son plus bas niveau depuisnovembre.

Aux États-Unis, le Produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre, mais moins que précédemment estimé.

Du côté des valeurs, le secteur des télécoms était malmené après le rejet par le groupe Bouygues (-9,26% à 34,50 euros) de l’offre de 10 milliards d’euros d’Altice, maison-mère de l’opérateur Numericable-SFR (-9,36% à 49,36 euros), sur Bouygues Telecom.

Orange perdait 3,31% à 14,46 euros et Iliad, maison-mère de Free, 8,52% à 208,75 euros.

Les banques étaient quant à elles pénalisées par lecontexte d’incertitude entourant la Grèce, à l’image de Société Générale (-0,69% à 44,03 euros), BNP Paribas (-0,87% à 56,86 euros) et Crédit Agricole (-0,14% à 14,05 euros).

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.