La Bourse de Paris marque le pas (-0,85%) après la Fed, lestée par les pétrolières

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La Bourse de Paris marque le pas (-0,85%) après la Fed, lestée par les pétrolières

L’indice CAC 40 a perdu 47,55 points à 5.538,86 points, dans un volume d’échanges nourri de 4,1 milliards d’euros. Mardi, avant sa pause pour le 1er mai, il avait fini en légère hausse de 0,10%.

La cote parisienne a ouvert dans le rouge et n’a pas changé d’orientation par la suite.

"Nous avons des marchés qui stagnent en l’absence de toute nouvelle d’importance", a souligné auprès de l’AFP Guillaume Garabédian, responsable de la gestion conseillée chez Meeschaert Gestion Privée.

"Le marché est un petit peu mou car les statistiques ne nous donnent pas grand-chose de neuf à nous mettre sous la dent" etnous avons "des publications de résultats qui sont finalement dans la veine de ce qu’on en attendait", a-t-il complété.

Quant à la Fed, qui a achevé mercredi une réunion de politique monétaire de deux jours, "les investisseurs parmi les plus optimistes espéraient qu’elle donneraitdes indications en faveur d’une future baisse de taux et elle n’a pas été dans ce sens-là", a observé le spécialiste.

Ne cédant pas aux exhortations du président américain Donald Trump à diminuer les taux pour faire accélérer l’économie, la banque centrale américaine les a laissés mercredi inchangés, tout en réaffirmant sa volonté d’être patiente.

"Il n’y a rien de neuf et après que les marchés ont connu une forte reprise depuis le début de l’année, qui se justifiait par le changement de ton des banquiers centraux, nous sommes entrés dans une phase de digestion", a résumé l’expert.

En matière commerciale, la Chine et Etats-Unis ont achevé mercredi à Pékin une nouvelle session de négociations concernant leurs différends commerciaux, des réunions qualifiées de "fructueuses" par les Américains, avant de nouvelles discussions àWashington la semaine prochaine.

Du côté des indicateurs, l’activité du secteur manufacturier a continué de se contracter en avril dans la zone euro, pour le troisième mois consécutif, mais à un rythme légèrement moins important qu’en mars.

Les commandes industrielles aux Etats-Unis ont rebondi davantage que prévu en mars tandis que la productivité américaine s’est nettement accélérée au 1er trimestre, surprenant les analystes et affichant son meilleur gain depuis l’automne 2014.

- Le secteur pétrolier dévisse -

Le secteur pétrolier a souffert après une chute des cours du brut jeudi, au lendemain d’une hausse inattendue des stocks américains. TechnipFMC s’est enfoncé de 5,34% à 20,93 euros, CGG de de 4,46% à 1,54 euro et Vallourec de 4,34% à 2,11 euros. Total a limité la casse .

Nexans a en revanche fini en tête du SBF 120 (+3,52% à 32,33 euros), profitant de ventes en hausse de 8,2% au premier trimestre, soutenues par l’ensemble des activités de câbles et fils.

BNP Paribas a progressé de 1,16% à 48 euros, porté par l’annonce d’un bond de son bénéfice net de 22,4% au cours du premier trimestre, soutenu par la plus-value tirée de la vente de 14,3% de l’assureur indien SBI Life.

Dans son sillage, le reste du secteur bancaire a terminé dans le vert, bénéficiant en outre de l’éloignement de la perspective d’une baisse des taux par la Fed. Société Générale a gagné 0,57% à 28,38 euros, Crédit Agricole 0,90% à 12,34 euros et Natixis 0,69% à 5,28 euros.

Legrand a chuté à l’inverse de 5,13% à 62,16 euros, fragilisé par une marge et un bénéfice légèrement inférieurs aux attentes.

Le cours de NovaresGroup a été suspendu. L’équipementier, spécialiste des pièces en plastique pour l’automobile, a annoncé jeudi une chute de 78,8% de son bénéfice net en 2018, à 6,5 millions d’euros.

jra/soe/az