La Bourse de Paris joue la circonspection (-0,13%) avant la BCE

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La Bourse de Paris joue la circonspection (-0,13%) avant la BCE

A 10H11 , l’indice CAC 40 lâchait 7,07 points à 5.528,19points. La veille, il avait fini en légère baisse de 0,12%.

"A court terme, il faut bien avouer que la tendance sur le CAC 40 reste bonne. L’indice (...) continue d’être orienté positivement sous l’effet des politiques prises par le gouvernement français qui restaurent l’image du pays à l’étranger, et bien évidemment sous l’impulsion des autres places financières", a jugé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Les statistiques qui vont tomber aujourd’hui des deux côtés de l’Atlantique, essentiellement concernant les PMI,vont corroborer le sentiment positif général des investisseurs", a-t-il complété.

Le secteur privé en France a en effet connu une forte croissance en janvier, proche du record depuis six ans et demi établi en novembre, selon l’indice PMI publié jeudi par le cabinet IHS Markit.

Le taux de chômage en Grande-Bretagne pour le mois de novembre ainsi que les reventes de logements en décembre aux Etats-Unis sont également à l’agenda, tout comme les stocks hebdomadaires américains de pétrole brut.

Par ailleurs, selon les stratégistes du courtier Aurel BGC, "la séance du jour devrait encore faire la part belle aux résultats des entreprises américaines" tandis qu’"en Europe, le retour de l’euro au-dessus de 1,23 dollar est un sujet de préoccupation".

Mais c’est surtout la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi qui devrait limiter les initiatives alors que "la course à la succession de Mario Draghi à la tête de la BCE a démarré", un sujet auquel "les marchés pourraient devenir sensibles (...), sachant que le profil du successeur de M. Draghi en 2019 peut influer sur l’évolution de l’euro", ont-ils souligné.

- Suez plonge -

Sur le front des valeurs, Suez dévissait de 16,45% à 11,76 euros, plombé par l’abaissement de son objectif de bénéfice d’exploitation pour 2017, en raison notamment de dépenses imprévues en Espagne.

Son concurrent Veolia souffrait également (-3,93% à20,51 euros), le groupe ayant pourtant précisé n’être en rien concerné par les difficultés de Suez et qu’il confirmait ses objectifs.

SEB, sous le coup de prises de bénéfices après l’annonce d’un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros pour 2017, en hausse de 29,7% sur un an,se repliait de 3,76% à 163,60 euros.

Sodexo lâchait pour sa part 1,53% à 106,35 euros après que Denis Machuel, 53 ans, a été nommé mardi directeur général du géant français des services aux entreprises, pour épauler Sophie Bellon, la fille du fondateur, qui assure la présidence du groupe familial depuis deux ans.

Air France cédait 0,67% à 12,57 euros. La direction de la compagnie a proposé une augmentation générale de salaire de 0,6% pour l’ensemble du personnel, en plus d’une enveloppe de 1% d’augmentation individuelle pour les agents au sol, une première offre rejetée par les syndicats.

EuropaCorp refluait de 0,97% à 1,54 euro alors que la société de production et de distribution de cinéma de Luc Besson a annoncé qu’elle avait "entamé des discussions" avec différents partenaires afin de trouver une issue à ses difficultés financières liées notamment à la performance décevante du film "Valerian".

Exel Industries s’adjugeait en revanche 0,42% à 120,00 euros, bénéficiant d’une légère progression de ses ventes au premier trimestre 2017/18, principalement grâce à l’activité arracheuses de betteraves, boostée par la fin des quotas européens du sucre.

Vetoquinol s’enfonçait à l’inverse de 6,86% à 57,00 euros après un chiffre d’affaires 2017 de 352,2 millions d’euros, en petite hausse de 0,5%, marqué par un effet de change défavorable, malgré les bonnes ventes de ses produits qualifiés d’Essentiels, qui sont les moteurs de sa stratégie.

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