La Bourse de Paris, inquiète pour la Grèce, s’enfonce et perd brièvement plus de 2%

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A 16H14 , l’indice CAC 40 perdait 87,71 points à 4.883,66 points, dans un volume d’échanges de 2,2 milliards d’euros. La veille, il a pris 0,74%.

Depuis l’ouverture, les investisseurs ont évité de prendre des risques faute d’y voir clair sur le dossier grec.

Les inquiétudes sont allées crescendo lorsque les marchés ont appris que la zone euro avait discutéde la possibilité d’un défaut grec, si les discussions entre Athènes et ses créanciers n’aboutissaient pas dans les jours qui viennent et conduisaient le pays, à court d’argent, à ne pas rembourser le FMI en fin de mois.

"Après avoir fait remonter les marchés pendant deux jours, c’est aussi la Grèce qui entraîne la cote à la baisse", car les investisseurs sont perdus "au milieu d’une énorme cacophonie politique où chaque camp cherche à mettre la pression sur l’autre", a résumé Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.

Le 30 juin, la Grèce doit rembourser 1,6 milliard de prêts du FMI et des doutes subsistent sur sa capacité financière à honorer cette échéance sans le déblocage de 7,2 milliards d’euros restant à verser dans le cadre du deuxième plan de sauvetage au pays, en cours depuis 2012. Ce plan expire également à la fin du mois.

La publication des prix à la production aux États-Unis qui ont rebondi en mai pour afficher la plus forte hausse en presque trois ans et l’amélioration du moral des ménages en juin ont également pesé sur la cote parisienne.

Les statistiques publiées récemment aux États-Unisont été rassurantes et renforcent l’idée selon laquelle la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait relever ses taux à la rentrée, en optant pour le statu quo lors de sa réunion de la semaine prochaine. Or les investisseurs redoutent cette perspective d’une politique monétaire américaine moins généreuse.

Parmi les valeurs, Zodiac Aerospace chutait (-5,40% à 30,99 euros). Le groupe a annoncé que son objectif de résultat opérationnel courant proche de celui de l’exercice précédent, indiqué en avril, ne serait "probablement pas atteint" en raison des retards qu’ilrencontre sur son segment sièges.

Alstom était à l’équilibre (-0,09% à 26,37 euros) après avoir chuté la veille. Le groupe s’est dit prêt à répondre à d’éventuels griefs que la Commission européenne s’apprêterait à soulever dans le cadre du rachat, pour 12 milliards d’euros, de son pôle énergie par le conglomérat américain GE.

Nexans prenait 0,11% à 36,06 euros après avoir annoncé un nouveau projet de réorganisation "à l’étude" en Europe qui se traduirait par la suppression de 478 postes afin de redresser sa compétitivité.

Global Bioénergies gagnait 3,23% à 46,67 euros après avoir obtenu un financement de 1,4 million d’euros auprès de Bpifrance pour son programme de fabrication d’isobutène à partir de biomasse.

Enfin, Quantel s’envolait (+16,84% à 3,40 euros). La société a reçu une commande du Commissariat àl’énergie atomique (CEA) pour un montant de 20 millions d’euros livrable sur les quatre années à venir.

abx/fka/gib

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