La Bourse de Paris finit presque stable (-0,06%) en attendant la Fed

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La Bourse de Paris finit presque stable (-0,06%) en attendant la Fed

L’indice CAC 40 a cédé 3,15 points à 5.301,00 points dans un volume d’échanges mesuré de 3,5 milliards d’euros. La veille,l’indice avait fini en hausse de 0,70%.

Après une ouverture en léger repli, la cote parisienne n’est pas parvenue à changer de tendance au lendemain d’une séance qui l’a vue franchir les 5.300 points, seuil qu’elle n’avait plus atteint depuis janvier 2008.

Le marché a hésité à prendre des positions franches alors que la Réserve fédérale américaine va rendre publique la conclusion de sa réunion de politique monétaire après la clôture des marchés européens.

"Globalement, le marché est attentiste avant la Fed ce soir. Même si on prévoit unstatu quo, ce sera intéressant de voir quelle est la position de la banque centrale américaine lors de la publication de son compte-rendu", relève auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

"On sait que le marché s’attend à deux hausses des taux d’ici fin 2017, mais cette réunion intervient après des publications macroéconomiques pas très bonnes aux Etats-Unis, donc il y aura des attentes en termes de perspectives et de projections sur le calendrier de la Fed", poursuit l’analyste.

En effet, lors de sa dernière réunion, la Fed avait déclaré rester attentive à l’’évolution de l’inflation.

Or, l’indice des prix basé sur les dépenses de consommation, mesure préférée de la Fed pour observer l’évolution des prix, n’a augmenté que de 1,8% sur un an en mars au lieu de 2,1% le mois d’avant, son plus faible niveau depuis décembre.

- Prudence avant le second tour -

Par ailleurs, ajoute M. Tuéni, "il y a aussi un certain attentisme avant le second tour de la présidentielle française et le débat de ce soir".

La candidate du Front national Marine Le Pen, qui inquiète les marchés, affrontera en effet dans la soirée le candidat d’En Marche ! lors du seul débat télévisé entre les deux tours.

Même si les investisseurs continuaient de tabler sur une victoire d’Emmanuel Macron à l’issue du scrutin, "ils conservent néanmoins de la prudence", explique M. Tuéni.

Dans ces conditions, le marché a hésité à dépasser les niveaux atteints la veille.

"Il faudrait de bonnes raisons pour porter l’indice encore plus haut", résume M. Tuéni.

Du côté des indicateurs, l’agenda était notamment américain, avec les créations d’emplois dans le secteur privé, qui ont été moins nombreuses en avril, mais sont restées à un rythme soutenu, selon la société de services informatiques ADP.

L’activité dans les services aux Etats-Unis a par ailleurs nettement progressé en avril, davantage que ne l’escomptaient les analystes, selon l’indice des directeurs d’achats publié par l’association professionnelle ISM.

La zone euro a de son côté commencé l’année avec une croissance solide, malgré toutes les incertitudes pesant sur son économie, comme les élections en France et le Brexit, selon des données publiées ce mercredi.

Sur le front des valeurs, Nexans a été pénalisé (-4,48% à49,34 euros) par une forte contraction de son activité dans le secteur pétrolier au premier trimestre.

LVMH a progressé de 1,23% à 230,85 euros. Le groupe de luxe a détrôné le géant pétrolier Total (-0,17% à 46,77 euros) en terme de capitalisation boursière à la tête de l’indice CAC 40.

Solvay a pris quant à lui 2,72% à 120,85 euros alors que groupe chimique belge s’est montré confiant mercredi dans le fait "d’atteindre ou dépasser" ses objectifs pour 2017, après un "très bon début d’année".

lem/fka/LyS

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