La Bourse de Paris finit la semaine avec le moral en berne (-1,41%) face aux vicissitudes grecques

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L’indice CAC 40 a perdu 70,18 points à 4.901,19 points, dans un volume d’échanges étoffé de 4,3 milliards d’euros. La veille, il a pris 0,74%.

La prudencea dominé dès l’ouverture et les inquiétudes sont allées crescendo lorsque les marchés ont appris que la zone euro avait discuté de la possibilité d’un défaut grec, si les discussions entre Athènes et ses créanciers n’aboutissaient pas dans les jours qui viennent et conduisaient le pays, àcourt d’argent, à ne pas rembourser le FMI en fin de mois.

"Après avoir fait remonter les marchés pendant deux jours, c’est aussi la Grèce qui entraîne la cote à la baisse", car les investisseurs sont perdus "au milieu d’une énorme cacophonie politique où chaque camp cherche à mettre la pression sur l’autre", a résumé Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.

Le 30 juin, la Grèce doit rembourser 1,6 milliard de prêts du FMI et des doutes subsistent sur sa capacité financière à honorer cette échéance sans le déblocage de 7,2 milliards d’euros restantà verser dans le cadre du deuxième plan de sauvetage au pays, en cours depuis 2012. Ce plan expire également à la fin du mois.

Pour M. Murail, la majorité des investisseurs "n’a pas de doutes sur l’issue finale et sur le fait que les créanciers ne pousseront pas jusqu’au bout la Grèce dans le vide" car "nous voyons mal pourquoi ils prendraient le risque de créer une crise de confiance au moment même où la situation économique de la zone euro s’améliore".

Pour autant "le week-end arrive, et personne ne veut prendre de risques", a-t-il expliqué.

Parmi les valeurs, Zodiac Aerospace a chuté . Le groupe a annoncé que son objectif de résultat opérationnel courant proche de celui de l’exercice précédent, indiqué en avril, ne serait "probablement pas atteint" en raison des retards qu’il rencontre sur son segment sièges.

Alstom a fini à l’équilibre (+0,02% à 26,40 euros) après avoir chuté la veille. Le groupe s’est dit prêt à répondre à d’éventuels griefs que la Commission européenne s’apprêterait à soulever dans le cadre du rachat, pour 12 milliards d’euros, de son pôle énergie par le conglomérat américain GE.

Nexans a perdu 0,56% à 36,22 euros après avoir annoncé un nouveau projet de réorganisation "à l’étude" en Europe qui se traduirait par la suppression de 478 postes afin de redresser sa compétitivité.

Saint-Gobain a reculé de 1,81% à 41,03 euros. Sika, le groupe suisse de chimie de spécialités dont le français veut prendre le contrôle, a annoncé qu’un tribunal suisse avait rejeté l’appel des héritiers concernant la restriction de leurs droits de vote.

abx/fka/gib

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