La Bourse de Paris finit la semaine en beauté (+1,11%)

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La Bourse de Paris finit la semaine en beauté (+1,11%)

L’indice CAC 40 a progressé de 53,86 points à 4.925,82 points, dans un volume d’échanges limité de 3,3 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,65%.

Après avoir ouvert en hausse, la cote parisienne a accru ses gains au fil de la séance.

"Le marché monte sensiblement" ce vendredi, a commenté auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Une hausse qui est, selon lui, imputable à plusieurs facteurs, dont des catalyseurs de nature technique : le fait que le président de la Fed Jerome Powell se soit interrogé il y a quelques jours sur le rythme de relèvement des taux ou encore "des déclarations de plusieurs membres de l’administration sur l’état d’avancée des négociations avec la Chine".

"Le marché pour l’instant anticipe toujours que l’on approche d’une solution sur les questions commerciales avec la Chine", à quelques jours du déplacement à Washington d’une délégation chinoise pour de nouvelles discussions, a précisé M. Baradez.

Par ailleurs, l’accélération des indices, en particulier aux Etats-Unis, pourrait également être mise sur le compte d’un article du Wall Street Journal évoquant la possibilité que la Banque centrale américaine puisse suspendre plus tôt que prévu la réduction en cours de son bilan d’actifs, a relevé le spécialiste.

"Si nous commençons à avoir des rumeurs sur ce genre de décisions, cela veut dire que la Fed est clairement en train de reconsidérer sa politique monétaire" afin de la rendre plus accommodante, a-t-il jugé.

Jeudi, c’est la Banque centrale européenne (BCE) qui, prenant acte d’une dégradation de la conjoncture en zone euro, a adopté un ton plus conciliant, ce qui a été accueilli favorablement par les marchés.

"Nous l’avons encore vu ce matin avec la publication de l’Ifo en Allemagne:les chiffres n’étant pas bons en zone euro, il n’y a aucune raison que la BCE se presse pour normaliser sa politique", ce qui signifie qu’elle va rester accommodante encore longtemps, a noté M. Baradez.

Selon ce baromètre, le moral des entrepreneurs allemands a de nouveau baissé en janvier, pour le cinquième mois d’affilée, à son plus bas niveau depuis près de trois ans dans un contexte d’incertitudes internationales.

Mais "nous avons le sentiment d’être un peu dans une phase de complaisance du marché, qui anticipe assez peu dans ses prix les nouvelles macroéconomiques, d’autant plus que nous n’avons pas de statistiques côté américain en raison du +shutdown+", a prévenu M. Baradez.

- Orchestra et Toupargel suspendus -

En matière de valeurs, après un coup dans le sillage de la BCE, les valeurs bancaires ont regagné du terrain : BNP Paribas a progressé de 3,89% à 42,99 euros, Société Générale de 3,25% à 28,62 euros et Crédit Agricole de 2,43% à 10,38 euros.

Vetoquinol a grimpé de 6,12% à 52,00 euros, soutenu par un chiffre d’affaires annuel en hausse de 3,2% à 367,9 millions d’euros.

Les groupes immobiliers Icade (-0,34% à 72,30 euros) et Covivio (-0,17% à 87,75 euros) se sont effrités après avoir été affectés en séance par un abaissement de leur recommandation à "vendre" contre "neutre" précédemment par Citi.

Stef a gagné 4,36% à 83,80 euros, stimulé par un chiffre d’affaires en hausse de 10,5%, à 866 millions d’euros au quatrième trimestre 2018, tiré par une bonne dynamique en France et à l’international.

Somfy est monté de 1,32% à 69euros, profitant d’une hausse des ventes de 3,4% en 2018, après retraitement, à 1,13 milliard d’euros, soutenues par ses marchés historiques en Europe, mais freinées en Chine et au Moyen-Orient.

Marie Brizard a perdu 2,24% à 2,62 euros après que le groupe de spiritueux a annoncé qu’il avait de nouveau subi de lourdes pertes en 2018, à quelques jours de l’assemblée générale qui doit permettre à son principal actionnaire de venir lui sauver la mise.

Le titre d’Orchestra-Prémaman était suspendu, à la demande de la société, depuis mercredi. En difficultés financières, le groupe a abaissé vendredi sa prévision de résultats pour l’exercice 2018/19 et demandé un étalement de ses échéances fiscales et sociales.

La cotation de Toupargel était également suspendue, à la demande de la société, depuis jeudi. Le distributeur à domicile de produits alimentaires a annoncé vendredi avoir demandé au tribunal de commerce de Lyon l’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour la holding du groupe, et de redressement judiciaire pour ses deux filiales les plus importantes.

jra/ref/az