La Bourse de Paris finit en recul sur fond d’interrogations sur les banques centrales (-0,29%)

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L’indice CAC 40 a perdu 13,14 points à 4.489,95 points, dans un volume d’échanges de 3,05 milliards d’euros. La veille, il avait progressé de 1,11%.

"C’est une séance assez terne", commente auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste pour IG France.

La cote parisienne a ouvert mal orientée avant de réduire légèrement son recul en cours de séance sans parvenir à changer de cap, le marché digérant une salve de statistiques des deux côtés de l’Atlantique.

"Avec les bons chiffres de l’indice d’activité dans les services aux Etats-Unis, qui confirment ceux de l’activité du secteur manufacturier tombés il y a deux jours, la question de la hausse des taux parla réserve fédérale se repose automatiquement", explique Alexandre Baradez.

Le marché restait en outre perturbé par l’évocation d’un resserrement de la politique monétaire en zone euro, après une information publiée par l’agence financière Bloomberg mardi.

Selon cetteinformation, qui a ensuite été démentie par l’institution monétaire de Francfort, la banque centrale européenne envisagerait une diminution progressive des rachats d’actifs.

"Dans ces conditions, le marché reste très méfiant, il n’a pas trouvé de moteur pour reprendre du terrain",commente M. Baradez.

Sur le plan des indicateurs, les investisseurs avaient plusieurs chiffres à se mettre sous la dent, dont les créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis, qui ont reculé en septembre, selon l’enquête mensuelle publiée par la société de services informatiques ADP. Les stocks de pétrole brut ont par ailleurs baissé de manière inattendue la semaine dernière.

Toujours aux Etats-Unis, le déficit commercial a quant à lui progressé en août de façon inattendue, les importations ayant augmenté plus vite que les exportations.

En zone euro, la croissance de l’activité privée a ralenti en septembre, atteignant son plus bas depuis 20 mois, conséquence d’un ralentissement en Allemagne, en Italie et en Espagne, selon la deuxième estimation de l’indice "PMI" composite du cabinet Markit.

Du côté des valeurs, SFR Group a perdu 4,37% à 25,36 euros, après que l’AMF a déclaré "non conforme" le projet d’offre publique d’échange du groupe de médias et télécoms Altice sur les quelque 22% de l’opérateur SFR qu’il ne détient pas encore.

Le secteur financier a terminé très bien orienté, à l’image d’Axa (+3,32% à 19,60 euros), BNP Paribas (+3,41% à 46,60 euros), Société Générale (+3,19% à 31,90 euros), Crédit Agricole (+2,17% à 9,08 euros) et Natixis (+2,77% à 4,34 euros).

Les valeurs liées au pétrole ont majoritairement progressé, CGG prenant 2,29% à25,06 euros, Vallourec 4,52% à 4,37 euros et Technip 2,20% à 56,72 euros, tandis que Total a lâché pour sa part 0,09% à 43,07 euros.

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