La Bourse de Paris finit en petite hausse (+0,20%) après l’inflation américaine

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La Bourse de Paris finit en petite hausse (+0,20%) après l’inflation américaine

L’indice CAC 40 a gagné 11,32 points à 5.545,95 points, à un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le 23 janvier, dans un volume d’échanges faible de 2,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini enprogression de 0,23%.

La cote parisienne est demeurée ancrée près de l’équilibre durant la plus grande partie de la séance, particulièrement calme en raison d’un jour férié. Elle a finalement gagné du terrain peu avant la clôture, prenant exemple sur la Bourse de New York.

La principale actualité économique du jour venait des Etats-Unis, qui ont publié des chiffres d’inflation légèrement inférieurs aux attentes, écartant le risque d’une accélération par la Réserve fédérale américaine de son resserrement monétaire.

Dans le détail, l’indiceCPI des prix à la consommation outre-Atlantique a progressé de 0,2% en avril alors que les analystes tablaient sur une progression de 0,3%. Sans les prix de l’alimentaire et de l’énergie, il est en hausse de 0,1%, contre 0,2% attendu.

"La hausse sur un mois de 0,1% de l’inflation +coeur+ est moins élevée que prévu, c’est la plus faible depuis mai 2017", ont relevé dans une note les analystes de Berenberg Capital Markets.

"Nous pensons que les prix à la consommation vont continuer à progresser à un rythme modéré à moyen terme, sans affecter fortement le cycle économique actuel ou la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine", ajoutent-ils.

Par ailleurs, les tensions croissantes entre l’Iran et Israël, après le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, n’ont pas pesésur l’indice parisien.

Toutefois, les investisseurs continuaient de prêter attention aux cours du pétrole, anticipant une réduction de l’offre mondiale d’or noir alors que l’Iran est le troisième plus grand producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

- TechnipFMC en queue du CAC -

Enfin, les opérateurs ont pris connaissance de la décision de la Banque d’Angleterre, qui a laissé sa politique monétaire et son taux directeur inchangés, prenant acte d’un ralentissement de la croissance prévue à seulement 1,4% en 2018.

Sur le terrain des valeurs, Aperam a profité (+2,36% à 41,56 euros) de ventes en progression de 1,5% au premier trimestre 2018, malgré un bénéfice net en légère baisse de 3,4%.

TechnipFMC a fini en queue du CAC 40 (-3,73% à 26,81 euros), pénalisé par un bénéfice net inférieur aux attentes des analystes, même si le groupe est sorti du rouge au premier trimestre et a confirmé ses objectifs.

Total a baissé (-0,13% à 52,71 euros) dans la foulée de l’annonce de la conclusion d’"un accord stratégique" pour acquérir 25% du capital de l’américain Clean Energy Fuels et en devenir le principal actionnaire.

EDFa bénéficié (+3,04% à 12,22 euros) d’un chiffre d’affaires en augmentation de 3,7% au premier trimestre et de la confirmation de ses objectifs financiers pour l’année.

Rubis, à l’inverse, a cédé 2,55% à 63 euros malgré un chiffre d’affaires en forte hausse au premier trimestre.

Kering a été soutenu (+1,56% à 488,10 euros) par un relèvement de son objectif de cours par Jefferies.

De son côté, Ipsen a cédé 1,33% à 130,05 euros après avoir vu sa recommandation abaissée à "pondérer" par Morgan Stanley.

Alstom a gagné 0,31% à 38,71 euros après avoir signé un accord avec General Electric (GE) pour sortir du capital de trois coentreprises créées en 2015 lors du rachat par le groupe américain de ses activités dans l’énergie, ce qui devrait lui rapporter près de 2,6 milliards d’euros.

Tessi a été dopé (+1,43% à177,50 euros) par l’annonce de la conclusion d’un accord exclusif avec le fonds d’investissement BlackFin Capital Partners pour acquérir Owliance.

lem/fka/LyS