La Bourse de Paris finit en net recul, lestée par le marché obligataire (-1,64%)

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La Bourse de Paris finit en net recul, lestée par le marché obligataire (-1,64%)

L’indice CAC 40 s’est replié de 89,57 points à 5.364,98 points, dans un volume d’échanges étoffé de 4,3 milliards d’euros. La veille, il avait fini en recul de 0,50%.

Sur la semaine écoulée, la cote parisienne a cédé 2,97%. Depuis le début de l’année, elle a gagné 0,99%.

Le CAC 40 a ouvert en baisse avant de creuser encore ses pertes, repassant sous le seuil des 5.400 points à mesure que les rendements à dix ans augmentaient.

"Les marchés s’inquiètent à la fois de la hausse des taux, et de l’impact sur les comptes de résultats des sociétés européennes de l’appréciation importante de l’euro, après que Daimler avait chiffré le coût pour 2018 à 1 milliard d’euros", a commenté à l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

Et le rapport mensuel sur l’emploi américain, toujours observé de près par la Réserve fédérale américaine , n’a pas rassuré ceux qui craignent une accélération du resserrement monétaire par les banques centrales.

Les Etats-Unis ont en effet affiché en janvier de solides créations d’emplois, avec un taux de chômage stable, à 4,1%, au plus bas depuis 17 ans.

La progression des salaires sur douze mois, l’un des éléments les plus regardés par les investisseurs, a même atteint 2,9%, son rythme le plus rapide depuis plus de neuf ans.

"La dynamique de créations d’emploi est toujours très élevée et les gains salariaux sont importants", analyse M. Larrouturou.

En outre, les marchés européens ont reculé dans le sillage de Wall Street, en raison de "la baisse significative de grosses capitalisations après leurs résultats", dont le titre d’Apple, ajoute M. Larrouturou.

Sur le front des indicateurs, outre l’emploi américain, l’agenda était fourni, avec notamment le moral des ménages américains, qui s’est très légèrement effrité en janvier.

- Sodexo pénalisé -

Les commandes industrielles dans le pays ont quant à elle augmenté plus que prévu en décembre, tirées par le secteur des transports.

En zone euro, les prix à la production industrielle ont progressé de 0,2% en décembre.

Du côté des valeurs, Sodexo a été pénalisé (-2,44% à 99,02 euros) par un abaissement de sa recommandation à"sous-performance" contre "neutre" auparavant par Morgan Stanley.

JCDecaux a souffert (-1,72% à 34,26 euros) d’un baissement de sa recommandation à "sous-performance" contre "neutre" auparavant par Barclays, tout comme Elis (-3,09% à 21,32 euros), dont la recommandation a été abaissée à "conserver" contre "acheter" auparavant par Berenberg.

Airbus a reculé de 3,51% à 87,97 euros après un abaissement de sa recommandation à "neutre" par Credit Suisse.

Axa a profité de la hausse des taux (+0,55% à 26,57 euros). A l’inverse, Crédit Agricole a reculé (-1,22% à 15,04 euros), tout comme BNP Paribas (-0,95% à 66 euros) et Société Générale (-1,54% à 45,93 euros), dans le sillage des résultats inférieurs aux attentes de Deutsche Bank.

ArcelorMittal n’a pas profité (-3,89% à 27,80 euros) du relèvement d’un cran de la note de sa dette par l’agence de notation financière Standard and Poor’s, qui l’a fait sortir de la catégorie spéculative pour la première fois depuis 2012, au lendemain des résultats annuels solides du géant sidérurgique.

Spie a fini également mal orienté (-1,09% à 20,04 euros) après avoir signé un accord pour le rachat de la société belge Systemat, spécialisée dans les technologies de l’information et de la communication (TIC).

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