La Bourse de Paris fait grise mine face au coup de mou du secteur technologique (-0,37%)

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La Bourse de Paris fait grise mine face au coup de mou du secteur technologique (-0,37%)

L’indice CAC 40 a perdu 20,54 points à 5.491,22 points, dans un volume d’échanges faible de 2,8 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,57%.

La cote parisienne a passé l’essentiel de la séance en léger recul.

"La séance a été très terne pour la place parisienne qui a baissé pratiquement toute la journée", a résumé auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

"Elle a subi l’influence négative de la baisse de Wall Street vendredi soir et des marchés asiatiques ce matin. La mauvaise orientation du Nasdaq aujourd’hui a confirmé le mouvement", a-t-il noté.

Les opérateurs ont notamment pris connaissance vendredi de résultats d’entreprises américaines globalement décevants, au premier rang desquels Twitter. Le titre du groupe s’est effondré de 20,5%, emportant dans sa chute l’ensemble du secteur technologique.

"Dans ce contexte, le secteur technologique a été le plus affaibli. A l’inverse celui des banques a profité de la remontée des taux d’emprunts sur le marché obligataire, liée à des anticipations de la part des investisseurs d’actions plus restrictives des banques centrales" qui se réunissent cette semaine, a complété l’expert.

"Lestitres pétroliers ont aussi profité de la remontée des cours du brut", selon lui.

Après la réunion de la Banque centrale européenne la semaine passée, le calendrier monétaire est chargé : la Banque du Japon ouvrira le bal mardi, suivie par la Réserve fédérale américaine(Fed) mercredi soir, pour finir par la Banque d’Angleterre (BoE) jeudi.

Alors que de nombreuses informations de presse ont évoqué un ajustement de sa politique ultra-accommodante de la BoJ, c’est cette dernière qui suscite le plus d’attentes.

- Les valeurs technologiques pénalisées -

Du côté des indicateurs, les investisseurs ont pris connaissance du léger ralentissement de l’inflation allemande en juillet et du rebond promesses de vente de logements en juin aux États-Unis, qui n’ont toutefois pas eu d’impact significatif.

En matière de valeurs, Air Liquide s’est replié de 2,69% à 108,50 euros, pénalisé par une déception en termes de rentabilité malgré un bénéfice net en hausse de 12,1% au premier semestre.

Le secteur technologique a été affecté par la contre-performance de ses homologues à Wall Street. STMicroelectronics a perdu 2,63% à18,67 euros et Soitec 1,30% à 71,85 euros.

A l’inverse les banques ont progressé, à la faveur de la remontée taux d’intérêts sur le marché obligataire. BNP Paribas a gagné 0,55% à 55,10 euros, Société Générale 0,48% à 37,42 euros, Natixis 0,70% à 6,08 euros et Crédit Agricole 1,02% à 11,90 euros.

Les titres pétroliers ont également un peu profité du rebond des cours du brut. Total a progressé de 0,27% à 55,15 euros et TechnipFMC de 0,32% à 28,50 euros.

CNP Assurances a gagné 1,68% à 19,98 euros, soutenu par un bénéfice net au premier semestre en hausse de 2,3% à 672 millions d’euros, porté notamment par ses activités à l’international et une progression de la collecte en unités de compte.

M6 a pris 5,25% à 18,45 euros, dynamisé par son entrée "en négociations exclusives" avec le fonds d’investissement américainGeneral American Capital Partners (GAPC) pour la cession à 100% des Girondins de Bordeaux (Ligue 1).

Imerys a lâché 1,38% à 67,85 euros, en dépit d’un bénéfice net en hausse de 12,7% à 194 millions d’euros au premier semestre, soutenu par des marchés bien orientés et la contribution des acquisitions.

Marie Brizard Wine and Spirits a reculé de 5,88% à 7,20 euros, souffrant d’un repli de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre (-11,4% à 107,9 millions d’euros).

Rubis a bénéficié (+1,31% à 49,60 euros) d’un relèvement de sa recommandation parBerenberg.

abx/soe/az