La Bourse de Paris encore plombée par la dévaluation de la devise chinoise (-1,64%)

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A 09H16 , l’indice CAC 40 perdait 83,57 points à 5.015,46 points. La veille, il avait lâché 1,86%.

"La Chine fait rechuter les marchés", résume le courtier Aurel BGC, Wall Street n’ayant pas été épargné mardi.

Le marché restait sous le coup de la dévaluation de la monnaie chinoise, d’autant plus que le pays a abaissé de nouveau fortement mercredi letaux de référence du yuan face au dollar, pour le deuxième jour consécutif.

La banque centrale chinoise avait pourtant averti mardi que cette soudaine baisse du niveau du yuan était "une action unique" et ne se répèterait pas.

"Le yuan a continué de se déprécier cette nuit après la décision surprise par la Chine de modifier le mode de cotation du yuan avant-hier", soulignent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Selon eux, "le choix des autorités chinoises de soutenir leur secteur exportateur ne peut que renforcer les craintes quant aux inquiétudes du gouvernement face au ralentissement du rythme de croissance".

Cette décision correspond, selon Pékin, à une libéralisation accrue du marché des changes mais elle est vue de l’avis général comme un moyen de relancer les exportations et l’économie du pays, en plein ralentissement.

La dévaluation touche de plein fouet en Bourse les valeurs exportatrices, tout en alimentant les craintes quant à la fragilité de l’économie chinoise.

Cela pesait dans le même temps sur les matières premières, alors que les cours du pétrole ont chuté mardi à New York à leur plus bas niveau depuis plus de six ans.

La Chine devrait rester le sujet de préoccupation principal du marché, d’autant que la séance sera dépourvue de tout indicateur notable.

Les investisseurs suivront enfin les derniers développements en Grèce, qui a trouvé un accord avec ses créanciers pour un troisième plan d’aide sur trois ans pouvant aller jusqu’à 86 milliards d’euros.

Le texte de l’accord a été déposé au parlement grec dans la nuit de mardi à mercredi, même si tout n’est pas réglé pour son approbation politique par les partenaires européens du pays.

Sur le marché parisien, la quasi totalité des valeurs du CAC 40 reculait et les entreprises exposées à la Chine étaient comme la veille les plus sanctionnées.

Le secteur automobile était sous pression, à l’image de Renault (-2,09% à 83,07 euros),PSA Peugeot Citroën (-3,70% à 17,05 euros), Valeo (-3,19% à 116,85 euros) et Faurecia (-3,71% à 34,42 euros).

Le luxe souffrait également avec LVMH (-3,28% à 159,45 euros) et Kering (-2,17% à 169,10 euros).

Plus généralement, les valeurs industrielles piquaient du nez, àl’instar de Saint-Gobain (-1,88% à 42,72 euros) et ArcelorMittal (-3,12% à 8,06 euros).

Lagardère perdait 2,29% à 25,62 euros malgré le rachat de l’entreprise américaine Paradies, spécialisée dans la distribution dans les aéroports, pour un montant de 485 millions d’euros.

Michelin résistait (-0,87% 0 88,48 euros) grâce à un relèvement de recommandation par la banque suisse UBS.

Enfin, SII limitait ses pertes (-0,13% à 7,42 euros) après avoir annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 6,3% au premier trimestre, grâce à une croissance à deux chiffres à l’international, et confirmé ses perspectives de progression.

jbo/sw/mml

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