La Bourse de Paris en recul à l’entame d’une séance tournée vers les Etats-Unis (-0,27%)

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La Bourse de Paris en recul à l’entame d’une séance tournée vers les Etats-Unis (-0,27%)

A 09H28 , l’indice CAC 40 cédait 13,2 points à 4.981,43 points. La veille, il avait fini en léger repli de 0,15%.

La cote parisienne demeurait circonspecte alors que la politique américaine se retrouve une nouvelle fois sur le devant de la scène.

Principal motif d’incertitudes pour les investisseurs, des doutes grandissants sur la capacité du président américain Donald Trump à mener ses mesures de relance budgétaire, alors qu’il rencontre des oppositions au sein même de son propre parti sur sa loi sur l’assurance-maladie, qui est présentée au Congrès ce jeudi.

La Chambre des représentants américaine doit en effet voter sur ce texte de la majorité républicaine, poussé par Donald Trump, pour abroger et remplacer "Obamacare", la réforme emblématique de la couverture maladie de Barack Obama.

Pour les experts de Mirabaud Securities Genève, "la question du jour est : Donald Trump réussira-t-il à faire passer le projet de loi anti-Obamacare programmé aujourd’hui à la Chambre des représentants ? Les républicains ne peuvent en effet se permettre de perdre plus de 20 voix à la Chambre, dans la mesure où les démocrates voteront tous contre le projet".

L’échec du vote provoquerait de nouvelles inquiétudes sur les marchés, qui attendent les autres promesses faites par le président américain, notamment la réforme fiscale et la relance budgétaire, deux promesses qui ont dopé les indices boursiers depuis l’élection du républicain.

- Agenda animé -

Or, "une défaite au Congrès aujourd’hui pourrait susciter encore plus denervosité de la part des investisseurs sur ce qui sera effectivement effectué", remarque dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Du côté des indicateurs, l’agenda était plus animé que les derniers jours.

Aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d’allocation chômage, mais aussi les ventes de logements neufs en février pourraient donner de nouvelles indications sur l’état de l’écononomie américaine.

En Allemagne, le moral des consommateurs devrait continuer à s’assombrir en avril, face au regain de vigueur de l’inflation, selon le baromètre de l’institut GfK publié jeudi.

En France, le climat des affaires s’est légèrement infléchi en mars, sans remettre en cause l’embellie constatée depuis décembre, les perspectives restant positives aussi bien dans l’industrie que dans le secteur des services et du commerce.

Sur le front des valeurs, SFR était quasiment stable (+0,07% à 28,19 euros). Le groupe de médias et télécoms Altice a annoncé avoir refinancé pour 3,4 milliards d’euros de dettes de ses filiales SFR Group et Altice International.

PSA cédait 0,54% à 18,47 euros. Le constructeur automobile français se retrouve favori pour reprendre une part majoritaire du constructeur malaisien en difficultés Proton, après le retrait de l’offre du chinois Geely.

Wendel s’appréciait de 2,08% à 115,2 euros. Si le groupe a creusé sa perte nette en 2016, c’est en raison d’éléments non récurrents qui masquent une amélioration de la contribution de ses filiales. Son actif net réévalué (ANR) atteignait 162 euros par action le 10 mars, en hausse de 26,3% sur un an.

Gemalto continuait comme la veille de chuter (-4,35% à 50,12 euros). Le groupe, qui a publié mercredi un avertissement sur résultats, était pénalisé par un abaissement de sa recommandation à "réduire" contre "conserver" auparavant par Kepler Chevreux. Le titre a aussi été abaissé à "conserver" contre "acheter" précédemment par HSBC.

Cegedim lâchait 5,87% à 25,50 euros, pénalisé après être retombé dans le rouge en 2016, même si l’entreprise estime que sa transformation en cours portera ses fruits à la fin de l’année et surtout en 2018.

Valneva gagnait 1,17% à 2,60 euros. Le fabricant de vaccins a publié une perte nette d’environ 49,2 millions d’euros en 2016, fortement creusée sur un an (-20,6 millions d’euros en 2015), en raison d’une dépréciation exceptionnelle liée à l’arrêt d’un programme en développement.

Maisons France Confort était aussi bien orienté (+1,89% à 53,29 euros), soutenu par la publication d’un bénéfice net et d’un résultat opérationnel multipliés par deux l’an dernier.

Amplitude Surgical souffrait (-2,37% à 3,70 euros) après avoir creusé sa perte au premier semestre de son exercice décalé, sous l’effet des importants investissements consentis pour se développer à l’international.

Vetoquinol montait de 1,39% à 51,70 euros, aidé par des résultats financiers en hausse en 2016, fruit selon la direction de sa stratégie de "focalisation" sur des produits de référence et de "l’optimisation" de son outil industriel.

lem/ef/spi

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