La Bourse de Paris en proie au doute après les annonces de la BCE (-1,70%)

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L’indice CAC 40 a perdu 75,30 points à 4.350,35 points, dans un volume d’échanges très élevé de 6,0 milliards d’euros. Laveille, il avait gagné 0,49%.

"C’est une séance assez folle. Les attentes concernant la BCE étaient fortes et il n’est pas étonnant de voir les marchés surréagir dans un sens comme dans l’autre", explique à l’AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Le marché parisien a accéléré le rythme en début d’après-midi au point de prendre plus de 3% peu après les annonces, qui ont été d’une ampleur plus grande que ce qu’espéraient les investisseurs. Il a par la suite rétrogradé, effaçant la totalité de ses gains.

"Les marchés commencent à se poser des questions sur les actions des banques centrales et leur capacité à sauver l’économie", note M. Tuéni.

Les indices boursiers ont également cédé à des prises de bénéfices alors que les espoirs placés dans cette réunion, associés au récent rebond du pétrole, ont permisaux marchés de se relancer depuis plusieurs semaines après un début d’année calamiteux.

Pour Yoav Nizard, analyste chez FXCM, le président de la BCE "Mario Draghi a confirmé ses craintes liées au ralentissement mondial et plus particulièrement celui des économies émergentes"

Selon l’analyste, "une correction baissière est ainsi à prévoir dans les prochaines séances", observant que "la révision en baisse du taux de croissance et du taux d’inflation en zone euro confirme cette hypothèse".

Le marché a notamment accusé le coup après des propos de Mario Draghi jugeant qu’il n’était pas nécessaire à ce stade d’abaisser encore les taux.

"Cela peut-être vu comme une manière de dire que la BCE a atteint ses limites en matière de taux", note M. Tuéni.

Pour relancer l’économie et l’inflation, la Banque centrale européenne a pourtant frappé fort. Elle a décidé d’abaisser ses taux, de gonfler ses rachats de dette et de mettre en place un prêt géant aux banques.

"Les mesures sont fortes et au-dessus des attentes, notamment la baisse du taux principal, l’augmentation des rachats d’actifs et leur élargissement à la dette non bancaire", signale M. Tuéni.

Sur le marché, les valeurs bancaires ont terminé en ordre dispersé, après avoir nettement réduit leurs gains au fil de l’après-midi. BNP Paribas a pris 0,96% à 46,15 euros mais Crédit Agricole a perdu 0,16% à 9,90 euros etSociété Générale 0,59% à 34,80 euros.

Lagardère a lourdement chuté (-13,27% à 22,71 euros), victime d’interrogations sur sa stratégie, malgré l’annonce d’un bénéfice net en 2015 en progression de 80%.

jbo/fka/pre

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