La Bourse de Paris, en petite forme (-0,08%), consolide ses gains

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La Bourse de Paris, en petite forme (-0,08%), consolide ses gains

A 09H49 , l’indice CAC 40 perdait 4,41 points à 5.396,05 points. La veille, il avait fini quasiment à l’équilibre (+0,05%).

"Les marchés européens consolident tranquillement" même si fondamentalement, ils "conservent un biais haussier certain" tout en cherchant "de nouvelles thématiques", ont estimé dans une note les stratégistes du courtier Aurel BGC.

"Dans un contexte où les marchés sont particulièrement bien orientés, notamment les marchés américains (...), la prudence est de mise", a jugé pour sa part Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Aussi, selon ce dernier, les investisseurs se montrent-ils logiquement plus exigeants "pour justifier une nouvelle vague de hausse sur un marché déjà très porteur depuis plusieurs séances".

En outre, la circonspection s’imposait après la décision du nouveau président américain Donald Trump de licencier le directeur du FBI, James Comey, une annonce qui a fait rejaillir le risquepolitique sur les marchés, a ajouté M. Dembik.

"En l’absence de catalyseurs dans les prochains jours, il faudra attendre les rendez-vous de la fin du mois, comme la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ou celle du G7", ont poursuivi les stratégistes d’Aurel BGC.

Plusieurs indicateurs publiés dans la séance pourraient toutefois sortir l’indice parisien de sa torpeur.

Les investisseurs se tourneront d’abord vers le Royaume-Uni où sont attendus les chiffres de la production industrielle pour le mois de mars ainsi que la décisionde politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE), qui devrait opter pour le statu quo.

Aux Etats-Unis seront également publiés les prix à la production pour le mois d’avril ainsi que les nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage.

Par ailleurs, la Commission européenne doit présenter dans la matinée ses prévisions économiques de printemps pour la zone euro et l’Union européenne.

- Assystem dégringole -

Sur le front des valeurs, Renault prenait 2,27% à 87,70 euros, profitant d’un relèvement de recommandation à "surperformer" contre "neutre" auparavant par Barclays.

Ipsos s’adjugeait 4,93% à 31,71 euros après que Société Générale a indiqué dans une note relever son objectif de cours à 42 euros contre 29 euros précédemment, considérant que le titre était profondément sous-évalué.

Lagardère lâchait en revanche 0,40% à 27,60 euros, pénalisé par un chiffre d’affaires en recul de 3,4% à 1,53 milliard d’euros pour le premier trimestre et confirmé ses objectifs annuels.

Crédit Agricole SA perdait 0,87% à 14,19 euros, ne profitant pas de la publication d’un bénéfice net pour le premier trimestre en forte hausse et meilleur qu’attendu.

CNP Assurances reculait pour sa part de 0,57% à 20,17 euros alors que le premier assureur de personnes en France a vu son chiffre d’affaires décliner de 12,5% à 7,86 milliards d’euros au premier trimestre, même sison bénéfice net a augmenté de 7,3% à 302 millions d’euros sur la période.

Assystem dégringolait de 8,43% à 34,23 euros après que le groupe a annoncé simultanément une prise de participation dans Areva NP et la cession de sa division GPS (externalisation de la recherche).

LVMH gagnait en revanche 0,45% à 233,40 euros alors que le groupe a annoncé le lancement d’un nouveau site de commerce en ligne, 24Sevres.com, un successeur du site lebonmarche.com (du grand magasin parisien) présenté comme une avancée importante dans la stratégie numérique du groupe.

Ipsen lâchait 0,60% à 106,90 euros. Le groupe pharmaceutique français a pourtant relevé ses objectifs financiers pour 2020, grâce notamment à la "forte performance" de son activité de médecine de spécialité depuis 15 mois et la contribution attendue de ses récentes acquisitions.

Altarea prenait 1,95% à 201,70 euros, dopé par la publication d’un chiffre d’affaires en progression de 26,1% au premier trimestre, grâce à "une accélération plus forte qu’attendu sur l’ensemble de ses métiers" qui lui permet de relever ses prévisions pour l’année.

GFI Informatique bondissait pour sa part de 2,99% à 7,91 euros après que la société qatarie Mannai Corporation a annoncé vouloir monter à environ 95% du capital du groupe français de services informatiques d’ici 2018.

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