La Bourse de Paris en nette baisse après l’échec d’une réunion sur le pétrole (-0,93%)

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A 09H16 , l’indice CAC 40 perdait 41,75 points à 4.453,42 points.

Le marché parisien était d’autant plus sous pression qu’il a fortement rebondi depuis une semaine. Vendredi, il avait lâché 0,36% et mis un terme à cinq séances de hausse consécutives.

"Les indices actions européens vont essentiellement réagir à la chute du pétrole etdonc à l’absence d’accord entre les producteurs pétroliers présents à Doha", relève le courtier Aurel BGC.

Selon lui, "toute la question est de savoir si la baisse du pétrole implique une reprise de la tendance baissière ou si les prix vont parvenir à se stabiliser rapidement malgré l’absence d’accord".

La séance du jour devrait être dominée par l’évolution des prix du pétrole qui chutaient en Asie au lendemain de l’échec de grands pays producteurs de pétrole, réunis au Qatar, à se mettre d’accord sur un gel de la production afin de stabiliser le marchéet de soutenir les prix, plombés par une surabondance de l’offre.

Or les espoirs placés dans cette réunion avaient fait nettement rebondir les cours du brut ces dernières semaines, s’éloignant des plus bas en 13 ans atteints en février.

Mais la réunion entre une quinzainede pays membres et non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) n’a pas abouti en raison des divergences entre l’Iran et l’Arabie saoudite.

"Les rumeurs concernant un gel futur de la production vont encore, dans les semaines à venir, rythmer les séances en Bourse", notamment jusqu’à la réunion de l’Opep du 2 juin, souligne Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

Selon lui "à ce moment-là, les conditions seront plus favorables pour aboutir à un accord global puisque la production pétrolière iranienne sera proche de son rythme de croisière."

Pour le reste, la séance s’annonce dépourvue de tout indicateur aux Etats-Unis et en Europe. Les prochains jours seront toutefois plus chargés avec notamment une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.

Les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC notent de leur côté que "le contexte est aussi perturbé par le séisme qui a touché le Japon ce week-end, tandis que le vote qui lance la procédure de destitution de Dilma Roussef au Brésil fait avancer ce pays dans l’inconnu".

"Ceci ne peut qu’entretenir l’intérêt pour les actifs considérés comme moins risqués", estiment-ils.

Parmi les valeurs, le secteur pétrolier tirait le marché vers le bas. Technip perdait 2,42% à 48,77 euros, Total 2,68% à 41,41 euros, CGG 5,48% à 0,69 euro, Vallourec 2,93% à 3,54 euros, et Maurel et Prom 5,08% à 2,99 euros.

EDF lâchait 2,30% à 11,24 euros. François Hollande présidera "autour du 20 avril" une réunion d’arbitrage sur le groupe, avant le conseil d’administration de vendredi au cours duquel l’électricien public entérinera son plan de financement, selon Les Echos. Par ailleurs, le ministre de l’Economie français Emmanuel Macron a indiqué qu’il restait du travail à "finaliser" pour trouver un accord sur les réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point (Angleterre).

Bureau Veritas était en légère baisse (-0,51% à 20,44 euros). Le groupe a annoncé "une prise de participation majoritaire" dans le capital de la société australienne Dairy Technical Services (DTS), présentée comme "le plus grand laboratoire australien d’analyses de la filière agroalimentaire".

Enfin, Bouygues (-0,69% à 30,84 euros) et Iliad (-1,69% à 188,95 euros) reculaient alors que le courtierExane-BNP Paribas a abaissé sa recommandation sur les deux titres.

jbo/cb/sg

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