La Bourse de Paris en manque de catalyseur (-0,44%)

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La Bourse de Paris en manque de catalyseur (-0,44%)

L’indice CAC 40 a cédé 23,50 points à 5.312,69 points, dans un volume d’échanges nourri de 5,1 milliards d’euros. Lundi, il avait fini en hausse de 0,37%, alimenté par l’éventuelle fusion entre Renault et Fiat Chrysler.

Après un démarrage dans le vert, la cote parisienne a marqué le pas pour osciller autour de l’équilibre avant de décliner franchement en fin de séance.

"Le risque italien a un petit peu pesé sur l’indice", au moment où Rome s’attend à être sanctionné pour déficit excessif par Bruxelles, a observé Thierry Claudé, gérant chez Kiplink Finance.

Quant à l’"arlésienne" du conflit commercial entre Chine et Etats-Unis, "même si les deux ont intérêt à un accord et qu’aucundes deux n’a intérêt à ce que ça dure, il n’y a malgré tout rien de sûr, ce qui n’aide pas les marchés", a ajouté l’expert interrogé par l’AFP.

Pékin et Washington semblent dans l’impasse pour résoudre leur litige commercial qui se traduit depuis l’an dernier par des droits dedouane punitifs réciproques sur des centaines de milliards de dollars de marchandises. "Mais nous avons des signaux positifs sur la possibilité d’un accord entre les Etats-Unis et le Japon", note de son côté Neil Wilson, analyste chez markets.com.

Le président américain a soufflé lechaud et le froid lundi en affirmant que les Etats-Unis n’étaient "pas prêts" pour conclure un accord avec la Chine mais qu’il y avait aussi "de très bonnes chances" de signer prochainement un texte.

Ainsi, après un bon premier trimestre 2019, les investisseurs se demandent depuis ledébut du mois "s’ils ne vont pas revivre le scénario de l’année dernière" marqué par une hécatombe sur les deux derniers mois après un premier semestre faste, reconnaît M. Claudé.

Par ailleurs, "des valeurs du CAC 40 ont détaché leur dividende du cours" en cette période de versement aux actionnaires , ce qui a "eu un peu d’influence" négative sur la cote, ajoute-t-il.

Côté statistiques, la confiance des consommateurs aux Etats-Unis s’est améliorée plus que prévu en mai et cet optimisme prévaut pour la situation actuelle comme pour les six mois à venir.

- Neopost fait un carton -

En matière de valeurs, Neopost a bondi de 9,26% à 20,30 euros, dynamisé par un quatrième trimestre consécutif de croissance organique, grâce à une bonne performance en Amérique du nord.

Renault a avancé de 0,84% à 56,50 euros. Le ministre des Finances Bruno Le Maire a exigé mardi que le projet de fusion entre les constructeurs Renault et Fiat n’entraîne aucune fermeture d’usine en France, sans envisager pour autant une augmentation de la participation de l’État au capital, alors que le projet suscite de fortes inquiétudes parmi les syndicats du groupe au losange.

Sonconcurrent Peugeot a lui aussi progressé (+3,77% à 20,67 euros).

Société Générale a perdu 1,96% à 22,60 euros et Crédit Agricole s’est replié de 0,39% à 10,31 euros.

Vivendi s’est adjugé 0,98% à 23,63 euros, après que sa filiale Canal+ a signé son "plus gros projetd’acquisition à l’international", avec le rachat de M7, un opérateur de télévision payante basé au Luxembourg pour un peu plus d’un milliard d’euros.

EDF a perdu 1,68% à 12,02 euros après que Greenpeace a estimé que le coût du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche)allait augmenter encore, de deux milliards d’euros, en raison des problèmes de soudures.

pan/soe/az