La Bourse de Paris débute en hausse (+0,61%), aidée par la victoire conservatrice au Royaume-Uni

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A 09H11 , l’indice CAC 40 prenait 30,53 points à 4.997,75points, pour cette séance qui devrait rassembler moins d’investisseurs que d’habitude du fait de la journée fériée en France. La veille, l’indice avait fini en baisse de 0,29%.

Alors que l’issue des législatives au Royaume-Uni semblait très incertaine, le Premier ministre conservateur David Cameron s’acheminait vendredi vers une victoire surprise l’autorisant à poursuivre sa politique d’austérité et à soumettre à référendum l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE.

Les nationalistes écossais réalisaient un raz-de-marée de nature à galvaniser leurs ardeurs indépendantistes.

La cote parisienne saluait donc la fin d’un certain nombre d’incertitudes sur le terrain britannique même si d’autres nombreuses questions se profilent.

Il est "intéressant de noter que le parti nationaliste écossais devient la troisième puissance du pays" et "si les sondages devaient se confirmer, se poserait aussi la question de la place de la Grande-Bretagne dans l’Union Européenne puisque les Britanniques seraient bientôt amenés à voter sur la question comme l’a toujours promis (David) Cameron", a ainsi souligné John Plassard de Mirabaud Securities.

"La volatilité de la livre a de beaux jours devant elle", a-t-il complété.

Mais "en dehors de la Bourse de Londres, le reste de l’Europe ne devrait pas faire d’étincelles à l’ouverture" alors que "rien n’a changé sur le front grec", a estimé pour sa part Stan Shamu, unstratégiste d’IG.

Au-delà de ce scrutin, les marchés attendent les statistiques clés de la semaine avec le rapport mensuel sur l’emploi américain.

"Les chiffres de l’emploi américain et rien d’autre. Tel pourrait être le résumé de la séance du jour", a affirmé M. Plassard.

Le gouvernement doit ainsi publier à 14H30 (12H30 GMT) le nombre de créations d’emplois pour avril ainsi que le taux de chômage et le salaire horaire moyen, autant de données observées de près par la Réserve fédérale américaine (Fed) qui ajuste l’évolution de sa politiquemonétaire par rapport à la santé du marché de l’emploi et l’inflation.

Ces données sont d’autant plus attendues que les chiffres pour les créations d’emplois dans le secteur privé (enquête ADP) publiés mercredi ont été décevants.

Les analystes tablent sur 218.000 créations d’emplois après seulement 126.000 en mars. A la faveur de ce rebond, le taux de chômage pourrait perdre un dixième de point de pourcentage pour glisser à 5,4%.

Selon M. Plassard, "en cas de bonne surprise, les indices pourraient corriger assez fortement. Non pas parce que cela signifierait que l’un des mandats de la Réserve fédérale américaine (Fed) est rempli (le plein emploi), mais parce qu’il intervient une semaine après des indications positives concernant l’inflation".

Car "le cumul des deux", ajoute-t-il, "serait potentiellement explosif car il laisserait suggérer qu’une hausse des taux" directeurs de la Fed "n’est en tout cas pas à exclure cette année".

L’Allemagne a publié pour sa part avant l’ouverture ses chiffres pour mars du commerce extérieur et de production industrielle. Son excédent commercial s’est légèrement contracté en mars par rapport au mois de février, car les importations ont progressé un peu plus vite que les exportations. Sa production industrielle a connu une baisse surprise.

Le commerce extérieur de la Chine pour avril a été pour sa part marqué par une nouvelle chute inattendue pour le sixième mois consécutif.

Sur le terrain des valeurs, Air France-KLM montait de 2,55% à 8 euros, après que les ministres de l’Economie et des Finances ont annoncé que l’Etat, qui détient 15,88% du capital d’Air France-KLM, achetait 5,1 millions actions supplémentaires, soit 1,7% ducapital, pour faire adopter lors de la prochaine AG l’octroi de droits de vote double pour les actionnaires fidèles.

Lafarge prenait 2,53% à 63,91 euros alors que son partenaire suisse Holcim tient une assemblée générale qui doit approuver la fusion pour donner naissance au géant mondial du béton, une étape au sujet de laquelle le PDG du cimentier français, Bruno Lafont, s’est montré optimiste jeudi.

Société de la Tour Eiffel était à l’équilibre (-0,09% à 53,10 euros) dans la foulée de l’annonce d’une série d’opérations menant à une augmentation de capital de 180 millions d’euros, et à l’entrée d’un nouvel actionnaire à son capital, AG Insurance.

EDF grignotait 0,11% à 21,90 euros. L’agence de notation Standard and Poor’s a revu jeudi de "stable" à "négative" sa perspective d’évolution de la note de l’électricien, en raison de son exposition croissante aux prix de marché et des investissements à venir dans le parc nucléaire du pays.

Orange montait de 0,55% à 14,55 euros alors que l’Assemblée nationale a adopté jeudi à l’unanimité, avec le soutien du gouvernement, une proposition de loi Front de gauche accroissant les obligations, mais aussi les moyens juridiques, d’Orange pour entretenir le réseau des lignes téléphoniques fixes.

Norbert Dentressangle était stable (+0,02% à 216,75 euros). L’acquéreur américain du groupe, XPO Logistics, a promis jeudi aux syndicats que le transporteurfrançais gardera "exactement" le même fonctionnement qu’actuellement, une déclaration "plutôt rassurante" en matière d’emploi, selon FO.

abx/arz/pre

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