La Bourse de Paris dans le vert après le discours de Trump (+1,17%)

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A 09H27 , l’indice CAC 40 prenait 56,79 points à 4.915,37 points, repassant au-dessus du seuil symbolique des 4.900 points. La veille, le marché parisien avait progressé de 0,28%.

"Les investisseurs avaient tous les yeux braqués sur le Congrès américain hier, scrutant les grandes lignes du discours de Donald Trump, en particulier à propos des baisses d’impôt massives promises par la nouvelle administration", explique Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez SaxoBanque.

M. Trump a promis de consacrer mille milliards de dollars d’investissements publics et privés pour remettre à niveau les infrastructures américaines.

Il a également évoqué mais sans donner de détails, une réforme fiscale "historique" qui "réduira le montant desimpôts de nos entreprises pour qu’elles puissent concurrencer n’importe qui et prospérer n’importe où" et qui profitera également à la classe moyenne.

"Le président Donald Trump a évité de donner trop de détails concernant ses futures réformes comme on pouvait l’imaginer", soulignent les experts de Mirabaud Securities Genève, estimant que "cela devrait cependant permettre aux investisseurs d’espérer +encore un peu+ avant les annonces concrètes".

Tout en poursuivant leur analyse du discours du président américain, les investisseurs auront fort à faire du côté des indicateurs économiques.

En Europe sont attendus des indices d’activité dans le secteur manufacturier mais aussi le taux de chômage de février en Allemagne et une première estimation de l’inflation pour le même mois dans le pays.

En Chine, l’activité manufacturière a accéléré de façon inattendue en février, confirmant le net renforcement du secteur industriel depuis l’automne sur fond de stabilisation de la conjoncture dans la deuxième économie mondiale et une embellie de la demande extérieure.

L’économie américaine sera également à l’honneur avec les dépenses et revenus des ménages de janvier ainsi que les dépenses de construction mais également l’indice ISM d’activité dans l’industrie de février.

Le Livre Beige de la banque centrale américaine donnera quant à lui des détails sur l’état de l’économie du pays selon la Fed, alors que plusieurs responsable de la Réserve fédérale (Fed) doivent prendre la parole d’ici la fin de la semaine.

Il pourrait "confirmer, au niveau régional, la bonne tenue de l’économie américaine", anticipe M. Dembik. "Sauf surprise, ce sera un nouvel argument enfaveur d’une hausse des taux de la banque centrale américaine prochainement", ajoute-t-il.

Du côté des valeurs, Airbus engrangeait 1,33% à 70,24 euros, bénéficiant de la finalisation de la vente au fonds KKR de ses activités Defence Electronics basées en Allemagne pour une valeurd’entreprise d’environ 1,1 milliard d’euros.

Renault prenait 0,98% à 84,53 euros tandis que PSA progressait de 0,58% à 18,07 euros, sans pâtir d’un repli de 2,9% du marché automobile français en février. Le groupe PSA a davantage souffert (-7,4%) que son rival Renault qui a perdu 3,8%.

Havas progressait de 3,32% à 8,43 euros grâce au léger dépassement de son objectif de croissance organique en 2016.

Bolloré cédait 5,60% à 3,45 euros, pénalisé par une baisse de son activité en 2016, sa filiale Blue Solutions (-4,23% à 9,96 euros) suivant le mêmeparcours après un recul de 10% de son activité l’an dernier.

Suez perdait 1,20% à 13,99 euros après avoir affiché une certaine prudence pour l’année à venir dans un contexte macroéconomique toujours "contrasté" et après des résultats 2016 conformes aux objectifs.

Groupe Eurotunnel (+0,89% à 8,88 euros) grimpait après avoir presque triplé son bénéfice net sur un an grâce notamment à une acquisition, le groupe se montrant confiant pour 2017.

Teleperformance (-4,31% à 100 euros) était pénalisé, ne profitant pas d’une hausse de 6,8% de son résultat net pour l’exercice 2016.

BioMérieux reculait de 1,76% à 142,55 euros, certaines de ses perspectives pour 2017 étant considérées comme décevantes malgré un bénéfice net en hausse de 62,4% à 179 millions d’euros en 2016, grâce à des ventes particulièrement dynamiques, mais aussi à un taux d’impôt réduit.

Areva était en hausse de 1,18% à 4,78 euros, profitant d’avoir divisé sa perte nette par trois en 2016, grâce notamment au déploiement d’une vaste restructuration.

Direct Energie (-3,36% à 35,90 euros) ne profitait pas d’une envolée deson chiffre d’affaires de 66,5% en 2016.

cc/ef/mml

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