La Bourse de Paris conserve son enthousiasme (+0,41%)

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La Bourse de Paris conserve son enthousiasme (+0,41%)

L’indice CAC 40 a pris 20,60 points à 5.089,64 points, clôturant sur un nouveau plus haut depuis le 11 août 2015 dans un volume d’échanges faible de 2,6 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,45%.

La cote parisienne, qui a démarré dans le vert avant d’osciller autour de l’équilibre, a accéléré la cadence après l’ouverture de Wall Street et la publication de plusieurs indicateurs américains.

"Globalement, on a eu une séance plutôt calme avec très peu d’indicateurs, si ce n’est le PIB américain et l’inflation allemande", a expliqué à l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

La croissance économique des Etats-Unis a été légèrement révisée à la hausse au 4e trimestre, à 2,1%, confirmant toutefois la plus faible expansion depuis cinq ans en 2016 tandis que l’inflation allemande a décéléré en mars, à 1,6% sur un an.

"Le marché est resté positif malgré l’échec de la réforme de l’Obamacare la semaine dernière aux Etats-Unis", voulant "continuer à croire à l’effet positif de l’élection de Trump", d’autant qu’il n’a pas eu "de mauvaise nouvelle" sur le front des statistiques, a observé M. Tuéni.

Outre-Atlantique toujours, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé, s’établissant à 258.000 pour la semaine close le 25 mars, même si la baisse a été moins prononcée qu’attendu.

Les investisseurs, qui ont finalement fait peu de cas du retrait du vote sur la réforme de la loi santé vendredi dernier aux Etats-Unis, plaçaient en revanche beaucoup d’espoirs dans les futures mesures de l’administration Trump en matière de fiscalité, ce projet de réforme ayant été "certainement un des fers de lance de la progression des marchés depuis l’élection de Trump", a estimé M. Tuéni.

- Les valeurs cycliques montent -

A moyen terme, "ce sont vraiment les rendez-vous politiques que l’on attend sur les marchés, que ce soit l’évolution de la politique économique aux Etats-Unis ou les élections (présidentielle et législatives) en France", a souligné l’analyste.

"Il n’y a essentiellement que le risque politique aujourd’hui qui peut générer une surprise sur le marché et être un catalyseur pour la poursuite de la hausse que l’on observe, ou, pourquoi pas, un début de correction sur les marchés américains qui pourrait être contagieux sur les marchés européens", a détaillé M. Tuéni.

La question de la vitesse du resserrement des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) restait également en toile de fond alors que plusieurs membres de l’institution s’exprimaient ce mercredi aux Etats-Unis.

Sur le front des valeurs, les bancaires ont fini à la peine, Société Générale ayant lâché 0,28% à 47,07 euros, tandis que BNP Paribas a reculé de0,39% à 61,80 euros et que Crédit Agricole a fini à l’équilibre (0,00%, à 12,64 euros).

"Comme hier (mercredi), les banques pèsent sur la performance des indices européens, la faute vraisemblablement à la baisse des taux (obligataires) ces derniers jours", ont observé les analystes de Aurel BGC.

A l’inverse, les valeurs cycliques, les plus sensibles à la conjoncture, ont terminé bien orientées, à l’image de LafargeHolcim (+2,67% à 55,07 euros), ArcelorMittal (+2,27% à 7,98 euros) ou encore Saint-Gobain (+2,13% à 47,63 euros).

Les valeurs énergétiques comme Total (+0,99% à 47,08 euros), Vallourec (+4,84% à 6,24 euros) ou encore CGG (+4,65% à 6,53 euros) ont profité quant à elles de la remontée des cours du pétrole depuis quelques jours.

Veolia s’est également apprécié (+1,53% à 17,30 euros), poussé par un relèvement de recommandation à "surperformer", contre "neutre" auparavant, par Exane.

jra/fpo/lyS

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