La Bourse de Paris, confiante (+0,21%), a les yeux rivés sur Francfort

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La Bourse de Paris, confiante (+0,21%), a les yeux rivés sur Francfort

A 09H41 , l’indice CAC 40 prenait 12,13 points à 5.630,19 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,44%.

"Tout est possible en ce jour de réunion de la BCE. Les analystes sont très divisés sur les annonces que pourrait faire Mario Draghi concernant les volets suivants : taux de dépôt, QE et tiering", a commenté dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Baisse de taux, nouveaux rachats de dettes publiques et privées ("QE" pour "Quantitative Easing"), système de taux dégressif et prêts géants pour soulager la banque ("tiering") : l’institut de Francfort pourrait en effet annoncer quatre mesuressimultanément, soit un "paquet" guetté tout l’été par les marchés financiers.

"Il faudra à la fois surveiller les outils qui vont être déployés mais aussi les modalités inhérentes à chaque outil", a complété M. Dembik.

Toutefois, "nous n’excluons pas qu’après avoir beaucoup promis, Mario Draghi puisse décevoir avec les conséquences négatives que cela impliquerait pour les marchés actions et l’euro", a estimé le spécialiste, qui prévoit "un regain de volatilité lors de cette séance, au moins de 13h45 à 15h30".

Au Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson a essuyé un nouveau revers mercredi, la justice écossaise ayant déclaré "illégale" la suspension controversée du Parlement jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date du Brexit.

Le gouvernement, "déçu", a aussitôt annoncé faire appel auprès de la Cour suprême à Londres, et l’audience doit se dérouler mardi.

Du côté des indicateurs, les chiffres de l’inflation du mois d’août sont à l’honneur : en France, la hausse des prix à la consommation a finalement reflué à 1,0% le mois dernier sur un an, du fait du recul des prix des produits manufacturés, selon l’Insee, qui a ainsi revu jeudi à la baisse son estimation provisoire de +1,1% publiée fin août.

Le taux d’inflation en Allemagne a aussi bien ralenti, à 1,4% en août sur un an après 1,7% en juillet, s’éloignant de l’objectif de la Banque centrale européenne, selon des chiffres définitifs publiés jeudi par Destatis.

Ces mêmes données sont également au menu aux Etats-Unis.

En zone euro, les statistiques sur la production industrielle pour juillet complèteront l’agenda.

- Alstom à la peine -

Sur le terrain des valeurs, Rubis montait de 4,15% à 53,95 euros, profitant de résultats en hausse au premier semestre, tirés par des acquisition récentes et toutes ses principales activités.

Alstom perdait en revanche 4,93% à 37,44 euros après que Bouygues (+1,00% à 35,35 euros) a annoncé jeudi avoir cédé une part de 13% du capital du constructeur ferroviaire, dont il détient 27,7%, à 37 euros par titre.

Accor était pénalisé (-2,38% à 38,60 euros) par un abaissement de sa recommandation à "sous-pondération" contre "sur-pondération" auparavant par JPMorgan.

Bolloré progressait de 0,77% à 3,90 euros. Le groupe a annoncé mercredi avoir conclu un accord avec les fonds Amundi PEF, BPI France et Socadif Capital Investissement pour céder sa participation de 55% dans Wifirst, un fournisseur d’accès à internet par Wifi.

Rémy Cointreau gagnait 1,08% à 136,10 euros, tandis que le groupe a annoncé mercredi l’arrivée d’Eric Vallat au poste de directeur général, en remplacement de Valérie Chapoulaud-Floquet qui quitte le groupe de spiritueux pour des raisons personnelles.

Chargeurs reculait de 5,14% à 15,14 euros,plombé par un bénéfice net presque divisé par deux au premier semestre, lesté notamment par des charges liées aux acquisitions, alors que les ventes progressaient de 13,6% dans une conjoncture jugée "plus volatile".

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