La Bourse de Paris clôture dans le rouge, sur fond d’indicateurs mitigés (-0,50%)

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La Bourse de Paris clôture dans le rouge, sur fond d’indicateurs mitigés (-0,50%)

L’indice CAC 40 a perdu 27,56 points pour terminer à 5.501,66 points, dans un volume d’échanges de 3,5 milliards d’euros. Mercredi, il avait fini en légère hausse de 0,16%.

La cote parisienne a débuté en léger reflux dans le sillage de Wall Street, sans parvenir par la suite à se redresser.

"Le marché fait preuve de prudence aujourd’hui", a commenté auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant bleu Gestion.

Les investisseurs ont notamment pris connaissance de plusieurs statistiques en demi-teinte, qui ont bridé leur enthousiasme.

Le taux d’inflation annuel de la zone euro a ainsi ralenti en avril, à 1,2%, contre 1,3% en mars, selon l’Office européen de statistiques Eurostat.

Ce taux est inférieur à celui attendu par les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset, qui tablaient sur 1,4%.

Ce chiffre, qui "continue de montrer l’absence de reprise" de l’inflation dans la zone euro, "a entraîné une nette détente des taux souverains, ce qui a des conséquences négatives sur le secteur des banques, le plus attaqué aujourd’hui", a détaillé M. Larrouturou.

En outre, la croissance de l’activité dans les services aux Etats-Unis a encore ralenti en avril pour s’établir à 56,8%, selon l’indice des directeurs d’achats publié jeudi par l’association professionnelle ISM.

Par ailleurs, la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine , mercredi, avait perturbé Wall Street, qui restait dans le rouge ce jeudi. La Fed a laissé ses taux d’intérêt inchangés tout en adoptant un message prudent sur la poursuite de l’inflation.

Toutefois, "la parité euro dollar est stable aujourd’hui (...) ce qui tend à prouver que toutes les annonces de la Fed était parfaitement attendues", a indiqué M. Larrouturou.

Du côté des indicateurs, le déficit commercial aux Etats-Unis s’est réduit en mars sous l’effet d’un niveau record des exportations de biens et services combiné à une diminution des importations.

- Solvay à la peine -

Sur le terrain des valeurs, Veolia s’est hissé en tête de l’indice CAC 40 (+2,61% à 20,22 euros), dynamisé par des résultats en nette hausse au premier trimestre grâce à ses activités hors de France et la confirmation de ses objectifs financiers annuels.

A l’autre extrémité, Solvay a reculé de 5,73% à 111 euros, souffrant d’un recul de son bénéfice d’exploitation au premier trimestre.

Le secteur financier a baissé (Crédit Agricole -1,76% à 13,38 euros, BNP Paribas -1,48% à 63,40 euros, Société Générale -1,13% à 44,90 euros, Axa -0,80 à 22,41 euros), pénalisé par la détente des taux souverains.

Lagardère a gagné 2,61% à 24,42 euros, soutenu par un relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par Barclays.

Nexans a plongé pour sa part de 9,78% à 40,05 euros, pénalisé par un chiffre d’affaires en baisse de 2%, à 1,538 milliard d’euros, pour le premier trimestre.

Arkema a reculé de 5,17% à 104,50 euros, ne parvenant pas à profiter d’un bénéfice net en hausse au premier trimestre (+37,2%), alors que le reste du secteur minier était mal orienté. ArcelorMittal a cédé 1,19% à 28,23 euros et Eramet 3,46% à 150,50 euros.

Thales a pris 3,85% à 109,30 euros, bénéficiant d’un bond de 34% de ses prises de commandes au premier trimestre.

Vicat s’est élevé de 5,54% à 64,80 euros, profitant d’un chiffre d’affaires en hausse de 3,9% au premier trimestre.

Elis a progressé de 3,11% à 20,54 euros, après une solide performance au premier trimestre.

Bonduelle a baissé de 2,58% à 35,85 euros, souffrant de l’abaissement de son objectif de croissance annuelle.

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