La Bourse de Paris chute de nouveau (-1,01%), redoutant un conflit commercial

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La Bourse de Paris chute de nouveau (-1,01%), redoutant un conflit commercial

A 09H16 , l’indice CAC 40 perdait 52,10 points à 5.115,11 points. La veille, il avait déjà reculé de 1,38%.

"C’est la première fois que les marchés réagissent violemment à des mesures politiques. Certes, dans le passé, le référendum britannique ou l’élection américaine avaient généré de la volatilité à court terme, mais cette fois il ne s’agit pas d’une réaction à un scrutin, mais bien à unestratégie politique déployée par la Maison blanche et dont les conséquences inquiètent sérieusement les investisseurs", ont noté les analystes d’Aurel BGC.

"La montagne pourrait accoucher d’une souris. Donald Trump cherche à négocier et obtenir des concessions, plus qu’à coulerl’économie", ont-ils toutefois nuancé.

Le président a signé jeudi "un memorandum présidentiel ciblant l’agression économique de la Chine" et évoqué des mesures punitives contre des importations chinoises, faisant ployer sévèrement Wall Street hier et les marchés asiatiques dansson sillage vendredi matin.

"Les relations entre Pékin et Washington seront suivies comme le lait sur le feu dans les prochaines semaines et il sera particulièrement ardu de distinguer ce qui relève des effets d’annonce ou de réalités plus concrètes", a complété Aurel BGC en anticipant que "la volatilité devrait être très forte aujourd’hui".

Du côté des indicateurs, les commandes de biens durables et les ventes de logements neufs en février aux États-Unis sont attendues.

- STMicroelectronics lanterne rouge -

Sur le terrain des valeurs, l’ensemble de l’indice CAC 40évoluait dans le rouge, STMicroelectronics en tête (-2,09% à 19,01 euros), toujours pénalisé par les déboires des valeurs technologiques américaines dans le sillage de Facebook et de polémique autour de l’utilisation indue de données personnelles de millions de ses utilisateurs par une société britannique.

Bolloré perdait 1,56% à 4,28 euros, emporté par le pessimisme ambiant. Le groupe diversifié a pourtant profité en 2017 de l’intégration du géant des médias Vivendi, dont les performances ont fortement contribué au résultat opérationnel, tandis que le bénéfice net affiche une progression de 59%.

Blue Solutions évoluait à l’équilibre à 17,05 euros. La filiale du groupe Bolloré spécialisée dans le stockage d’électricité a fortement creusé sa perte l’an dernier, et ses ventes de batteries ont nettement reculé.

Alstom perdait 1,38% à 35,75 euros malgré l’annonce par l’État français d’une commande de 100 TGV du futur d’ici fin juin.

Ipsen reculait (-1,30% à 121,55 euros) malgré l’annonce de l’obtention d’un avis favorable du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) pour Cabometyx (cabozantinib), un traitement du cancer du rein avancé.

Michelin reculait de 2,11% à 120,45 euros, pénalisé par un abaissement de sa recommandation à "neutre" par Morgan Stanley.

Poxel reculait de 1,43% à 6,20 euros. La société pharmaceutique lyonnaise a annoncé jeudi disposer de quelque90 millions d’euros de trésorerie, après avoir touché les premiers fruits de deux importants accords de coopération.

Esker baissait de 0,95% à 52,40 euros alors que l’éditeur de logiciels permettant aux entreprises de dématérialiser leurs documents de gestion a publié des résultats en hausse modérée dans un contexte d’accélération de ses investissements.

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