La Bourse de Paris cajolée par des propos positifs (+1,79%)

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La Bourse de Paris cajolée par des propos positifs (+1,79%)

L’indice CAC 40 a gagné 90,67 points à 5.153,19 points, dans un volume d’échanges nourri, de 4,42 milliards d’euros. La veille, il avait fini en léger repli de 0,23%.

Au cours de la semaine écoulée, il a progressé de 3,86%. Ses gains depuis le 1er janvier s’élèvent à 8,93%.

Après des premiers pas à l’équilibre, la cote parisienne a gagné progressivement du terrain, s’approchant même de la barre des 2% de hausse en fin de séance.

"Il y a eu deux catalyseurs pour le CAC 40 : les propos rassurants sur les négociations commerciales avec la Chine et le secteur bancaire", indique à l’AFP Philippe Cohen, gérant chez Kiplink Finances.

"Le secteur bancaire a été soutenu par les propos d’un membre du directoire de la Banque centrale européenne sur une politique très accommodante auprès des banques", a-t-il précisé.

La BCE envisage une nouvelle salve de prêts à long terme et à taux bas en direction des banques de lazone euro, a affirmé vendredi Benoit Coeuré, membre du directoire de l’institution.

Sur le front commercial, "ça va dans le bons sens et il y a une volonté de part et d’autre", estime M. Cohen.

Donald Trump s’est montré optimiste vendredi sur la perspective de mettre fin àla guerre commerciale qu’il mène contre Pékin et a évoqué la possibilité de prolonger la trêve au-delà du 1er mars avant de frapper des importations chinoises de lourds tarifs douaniers.

Il a rappelé qu’il rencontrera son homologue chinois Xi Jinping, après la tenue d’un nouveau tour de négociations à Washington la semaine prochaine, pour "régler en tête-à-tête directement les problèmes qui subsistent".

Un bémol en revanche au sujet du mur à la frontière mexicaine : Donald Trump a annoncé vendredi qu’il allait déclarer l’"urgence nationale", une procédure exceptionnelle pour financer ce mur, ouvrant une féroce bataille judiciaire avec ses opposants.

Dans l’après-midi, les investisseurs ont accueilli plusieurs statistiques américaines d’importance.

La confiance des consommateurs aux États-Unis, mesurée par l’enquête de l’Université du Michigan, a nettement rebondi en février après avoir été déprimée par le "shutdown" administratif en janvier.

La croissance de l’activité manufacturière dans la région de New York a repris de la vigueur en février, pour remonter à un niveau un peu supérieur aux attentes des analystes.

Les prix des produits importés aux États-Unis ont encore reculé en janvier pour le troisième mois d’affilée, selon les données du département du Travail publiées vendredi.

- Regain d’intérêt pour le secteur bancaire -

Le secteur bancaire, dont les résultats sont toutefois en demi-teinte, a soutenu la place parisienne grâce aux propos de la BCE : BNP Paribas a gagné 4,19% à 42,11 euros, Crédit Agricole est monté de 4,04% à 10,20 euros et Société Générale de 3,20% à 24,55 euros.

Vivendi a pris la tête de l’indice CAC 40 avec un bond de 5,63% à 24,01 euros, après avoir surpris avec des résultats supérieurs aux attentes pour 2018, notamment grâce à une bonne performance de sa filiale Universal.

TF1 a grimpé de 2,20% à 6,74 euros. Le groupe de télévision se prépare à une année riche en évolutionspour le secteur.

Casino a gagné 3,62% à 45 euros. Le distributeur annoncé la vente pour 42 millions d’euros de plusieurs grandes surfaces déficitaires, tant intégrées qu’exploitées par des franchisés, aux enseignes Lidl et Leclerc, lors du premier semestre.

EDF a souffert(-5,76% à 13,99 euros), les investisseurs s’inquiétant d’une prévision pour son excédent brut d’exploitation (Ebitda) qui pourrait signifier une quasi-stagnation.

ADP a pris 3,94% à 169 euros, soutenu par une confortable croissance de son bénéfice net de 6,9% en 2018, grâce à despassagers toujours plus nombreux et un peu plus dépensiers dans les commerces des aéroports parisiens.

Euronext a grappillé 0,28% à 53,60 euros après un bénéfice inférieur aux attentes en 2018, du fait d’éléments exceptionnels, mais une performance opérationnelle du groupe en 2018 qui est restée solide.

Eutelsat a été affecté (-5,96% à 17,68 euros) par un bénéfice net en repli de 4,8% sur le premier semestre de son exercice décalé, à 150,4 millions d’euros, même s’il a confirmé ses objectifs pour l’exercice en cours.

Bolloré a progressé de 6,68% à 3,70 euros, grâce à un chiffre d’affaires en hausse de 26% pour l’exercice 2018 à 23,02 milliards d’euros, gonflé par l’intégration de Vivendi.

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