La Bourse de Paris attend sans prendre de risque la réunion de la BCE (-0,07%)

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La Bourse de Paris attend sans prendre de risque la réunion de la BCE (-0,07%)

A 09H14 , l’indice CAC 40 perdait 3,51 points à 4.836,87 points. La veille, ilavait fini en léger reflux de 0,15%.

Aujourd’hui, "c’est bien évidemment la réunion de la BCE qui sera à l’honneur" et le président de l’institution "Mario Draghi devra user de son art oratoire pour expliquer la récente baisse de la vigueur économique en zone euro", ont souligné les experts de Mirabaud Securities Genève.

Après avoir mis fin à son programme massif de soutien à l’économie en décembre, la BCE devrait se montrer patiente jeudi, à l’entame d’une année trop incertaine pour renchérir de sitôt le coût du crédit.

L’institution devrait maintenir les taux directeurs au plus bas et continuer à réinvestir à échéance les 2.600 milliards d’euros d’obligations accumulés par ses rachats d’actifs.

Les investisseurs continueront aussi à surveiller comme tous les jours les déclarations autour des négociations commerciales,du Brexit et la paralysie des administrations fédérales américaines.

Du côté des indicateurs, la première estimation du PMI pour la zone euro en janvier est attendue et prendra un relief particulier dans un contexte d’essoufflement de la croissance européenne.

"Ces dernières données pourraient infléchir encore un peu plus le ton de la banque centrale, en faveur" d’une approche plus accommodante, "si la dégradation économique observée en fin d’année 2018 se confirme", a estimé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique de Saxo Banque.

Aux États-Unis, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage et le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole sont également à l’agenda.

- STMicrolectronics en tête du CAC -

Sur le terrain des valeurs, STMicroelectronics prenait la tête de l’indice CAC 40 (+2,56% à 12,82 euros), profitant d’un bénéfice net en hausse de 60,5% sur l’ensemble de l’exercice 2018, même si le groupe anticipe une année à venir plus difficile compte tenu de "la dynamique défavorable" sur certains marchés.

Renault baissait de 0,89% à56,90 euro après l’annonce de la démission du PDG du constructeur automobile, Carlos Ghosn, incarcéré au Japon depuis plus de deux mois. Le tandem composé de Thierry Bolloré, adjoint et dauphin désigné de M. Ghosn, et de Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, devrait être intronisé officiellement jeudi à la tête du groupe.

Pernod Ricard montait de 0,25% à 142,35 euros. Le deuxième groupe mondial de spiritueux, dans le collimateur du fonds activiste américain Elliott, a annoncé des changements dans son conseil d’administration, le dirigeant historique Pierre Pringuet démissionnant de la vice-présidence tandis que Patricia Barbizet est nommée administratrice référente.

Nexans s’adjugeait 1,60% à 24,81 euros, dans la foulée de l’annonce d’un projet de restructuration qui menace plus de 900 emplois en Europe.

AccorHotels gagnait 0,70%à 38,96 euros après avoir annoncé qu’il détenait près de 86% du capital du groupe hôtelier polonais Orbis à la suite de son offre publique d’achat (OPA).

Airbus s’élevait de 0,42% à 94,20 euros alors que le patron du groupe Tom Enders a affirmé que "le secteur aéronautique britannique (était) maintenant au bord du précipice", réaffirmant qu’Airbus pourrait "être contraint de re-diriger des investissements futurs dans l’hypothèse d’un Brexit sans accord".

Elior bénéficiait (+3,03% à 12,57 euros) d’un chiffre d’affaires en progression de 3,5% au premier trimestre de son exercice décalé 2018/2019 et de la confirmation de ses objectifs annuels, après avoir mis fin à des contrats peu rentables à l’international.

Seb était stable à 125 euros alors que le géant du petit électroménager domestique a annoncé un chiffre d’affaires de 6,81milliards d’euros en 2018, en hausse de 5,1% ou de 7,8% en organique, tiré notamment par la Chine et ses machines à café pour professionnels.

Voltalia prenait 1,88% à 9,73 euros. Le producteur d’électricité renouvelable a enregistré une activité stable en 2018, la baisse des ventes d’énergie, pénalisées par le Brésil, ayant été compensées par la forte progression des revenus issus des services.

abx/vac/mcj