La Bourse de Paris attend de vraies réponses (+0,21%)

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La Bourse de Paris attend de vraies réponses (+0,21%)

L’indice CAC 40 a avancé de 10,95 points pour terminer à 5.297,52 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,11 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,41%.

La cote parisienne a ouvert stable avant de se replier très légèrement et de remonter tout doucement.

Déjà à un niveau de rebond élevé, "le marché marque un temps", n’ayant "pas spécialementde nouvelles pour se positionner encore plus positivement", explique à l’AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale d’Oddo BHF Securities. Plusieurs éléments sous-tendent "le mouvement sans grande tendance du marché".

Le ralentissement économique chinois a été"acté" par les investisseurs qui estiment qu’il "faudra du temps" pour que les mesures de relance chinoises fassent effet, estime le gérant. En outre, ils sont "un peu las du serpent de mer" que représente le dossier des tensions commerciales entre Pékin et Washington, dont ils attendent toujours un dénouement heureux pour soutenir la confiance.

Par ailleurs, "le marché ne sait pas", selon lui, ce qu’il va ressortir de la réunion de la Banque centrale européenne jeudi.

Face à une croissance plus molle que prévu et une inflation atone, la BCE devrait abaisser jeudi ses prévisions économiques pour la zone euro et discuter de mesures de soutien, selon des économistes.

Le contexte économique général est assez terne. En effet, la Chine a annoncé mardi un objectif de croissance économique compris entre 6% et 6,5% pour 2019, en très léger repli par rapport au score réalisé en 2018 .

Pour défendre sa croissance économique, Pékin a engagé des mesures de soutien à la consommation, dont une baisse des charges des entreprises et de la TVA.

En Europe, à moins d’un mois du Brexit, les négociateurs britanniquesse sont déclarés "déterminés à boucler un accord" sur le divorce avec l’UE, juste avant de nouvelles discussions à Bruxelles.

Le ministre du Brexit Stephen Barclay, accompagné de l’attorney général Geoffrey Cox, chargé de conseiller juridiquement le gouvernement, rencontraient ce mardi le négociateur en chef de l’Union européenne Michel Barnier.

A Londres, la Banque d’Angleterre a prévenu que le système financier européen était moins préparé que le Royaume-Uni à un divorce brutal, alertant sur des risques de désordre pour le continent.

- Eurofins chute, sa dette inquiète -

En matière de valeurs, Eurofins s’est enfoncé de 9,94% à 358,60 euros, souffrant notamment de craintes autour de sa dette, après des résultats 2018 en hausse.

Vilmorin a perdu 4,11% à 56 euros, pénalisé par une perte nette de 39,6 millions d’euros au premier semestre, plus importante quel’an passé (+1,5%).

En tête du SBF 120, DBV Technologies a grimpé de 14,88% à 17,45 euros, le marché saluant la nomination de Michel de Rosen en tant que président non-exécutif du conseil d’administration. Il succède à Pierre-Henri Benhamou, co-fondateur de la société biopharmaceutique.

ADP a cédé 1,69% à 169,10 euros. Selon Les Echos, sept départements d’Ile-de-France sont candidats à entrer au capital du gestionnaire des aéroports parisiens ADP, objet d’un projet de privatisation, à hauteur de 29,9% aux côtés de la société française d’investissements Ardian.

Renault a reculé de 0,27% à 60,17 euros après que l’ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault, Carlos Ghosn, a été autorisé par le juge à sortir de prison moyennant une caution de 8 millions d’euros, malgré l’appel du parquet pour l’en empêcher.

Iliad a été fragilisé (-2,55% à 90,92 euros) par l’abaissement de sa recommandation à "neutre" par Barclays.

pan/soe/az