La Bourse de Paris, assaillie de résultats, garde son sang-froid (-0,06%)

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La Bourse de Paris, assaillie de résultats, garde son sang-froid (-0,06%)

L’indice CAC 40 a lâché 3,22 points à 5.186,95 points, dans un volume d’échanges nourri de 4,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,56%.

La cote parisienne, après avoir ouvert en léger repli, est rapidement repassée dans le vert avant de stagner la majeure partie de la séance.

"C’était la journée des grosses publications" d’entreprises,une journée record avec plus d’une soixantaine de résultats, a relevé auprès de l’AFP Frédéric Rozier, un gestionnaire de portefeuille de Mirabaud France.

"Nous avons eu une trentaine de publications qui étaient au-dessus des attentes, donc plutôt de bonne qualité, une vingtainequi étaient à peu près en ligne avec les attentes et une dizaine qui étaient un petit peu en dessous", a-t-il résumé, estimant qu’il s’agissait "plutôt d’une bonne série", notamment dans les secteurs des télécoms et des matières premières, sans susciter pour autant d’euphorie.

Car le fait, selon lui, que les analystes aient en grande partie anticipé cette bonne qualité de résultats "explique pourquoi le marché tourne un petit peu à vide" ce jeudi.

Le statu quo décidé par le Réserve fédérale américaine , qui a laissé comme attendu ses taux d’intérêt inchangés mercredi sur fond de faiblesse persistante de l’inflation, a également contribué à cette torpeur de la cote parisienne.

Les quelques indicateurs du jour n’ont pas davantage influé sur la direction de l’indice.

En Europe, le moral des consommateurs allemands(baromètre GfK) devrait continuer à s’améliorer en août et la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro aux ménages et entreprises de la région a légèrement ralenti en juin.

Aux Etats-Unis, les commandes de biens durables ont augmenté plus que prévu (+6,5%) en juin après deux mois de baisse tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont été un peu plus nombreuses (244.000) que ne s’y attendaient les analystes.

- Schneider décolle, Airbus s’affaisse -

Sur le terrain des valeurs, l’indice, manquant d’inspiration, "a tendance plutôt à sanctionner les titres qui avaient fait un beau parcours mais sur lesquels les résultats sont un peu justes ou le discours trop prudent, entraînant des prises de bénéfices. En revanche, il réagit très favorablement aux bonnes surprises, comme pour Schneider ou Nokia", a expliqué M. Rozier.

Schneider Electric a en effet bénéficié (+3,78% à 68,60 euros) d’un relèvement de ses objectifs pour 2017 après une reprise plus forte qu’attendu de l’activité au premier semestre sur ses principaux marchés.

Nokia a profité de son côté (+3,14% à 5,48 euros) d’uneréduction de la perte du groupe au deuxième trimestre grâce à la baisse des coûts.

Airbus a été à l’inverse sanctionné (-3,21% à 40,01 euros) par un bénéfice net en baisse de 17%, dans un contexte de difficultés persistantes avec la motorisation de sa nouvelle version de l’A320.

Soitec a bondi (+9,56% à 53,51 euros) après avoir annoncé jeudi la dissociation des fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général, avec l’arrivée à sa tête de Victoire de Margerie.

JCDecaux a engrangé 6,98% à 30,89 euros. Le groupe a publié un bénéfice net en baisse de 7,8% au premier semestre après la prise en compte de charges de dépréciation.

Dassault Aviation a profité (+6,10% à 1.274,90 euros) d’un bénéfice net consolidé en hausse de près de 64% au premier semestre.

Orange a progressé de 1,05% à 14,48 euros après que le groupe a renoué avec la croissance sur son principal marché, la France, au premier semestre de l’exercice, une première depuis 2009. Par ailleurs, l’opérateur de marché de gros Kosc Telecom a annoncé jeudi avoir signé un accord avec Orange pour l’accès au réseau fibre de l’opérateur historique.

Technicolor a plongé de 16,74% à 3,19 euros, souffrant d’une perte doublée au premier semestre après avoir publié trois avertissements sur ses objectifs cette année.

Elior a dégringolé de 9,61% à 22,25 euros, affecté par l’annoncedu départ du PDG du groupe de restauration collective et commerciale, Philippe Salle, en novembre.

Ipsos a décroché de 6,96% à 30,53 euros, pénalisé par un bénéfice net part du groupe en recul de 40% au premier semestre et la révision à la baisse de son objectif de croissance duchiffre d’affaires pour 2017.

Casino a reflué de 5,89% à 51,76 euros, emporté par un bénéfice net au premier semestre tombé à 48 millions d’euros contre 2,58 milliards d’euros l’an dernier.

Imérys s’est enfoncé de 5,76% à 75,95 euros en raison de résultats inférieursaux attentes.

jra/arz/nas

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