La Bourse de Paris accueille l’élection de Macron par des prises de profits (-0,91%)

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La Bourse de Paris accueille l’élection de Macron par des prises de profits (-0,91%)

L’indice CAC 40 a perdu 49,45 points à 5.382,95 points dans un volume d’échanges nourri de 4,5 milliards d’euros, après être monté à l’ouverture jusqu’à 5.442,10 points, un plus haut depuis le 10 janvier 2008. Vendredi, il avait fini en nette progression de 1,12%.

Après une ouverture dans le vert, l’indice parisien est très vite passé en territoire négatif, les investisseurs profitant de la victoire largement anticipée depuis le premier tour d’Emmanuel Macron à la présidentielle française, et de la hausse que cette attente a générée, pour prendre leurs profits.

On assiste à "une consolidation" du marché parisien qui est "peut-être liée au fait qu’il n’y a pas beaucoup d’intervenants et que finalement le marché avait tellement anticipé cette victoire qu’il y a plutôt des prises de profits", a affirmé à l’AFP Jérôme Tavernier, directeur de la gestion collective chez VEGA IM.

"On ne s’attendait pas à ce que (la cote parisienne) monte énormément dans la mesure où le stress de marché s’était un peu focalisé sur le premier tour avec le risque d’avoir deux candidats eurosceptiques au deuxième tour", a-t-il rappelé.

Avec 66,10% des voix, Emmanuel Macron, libéral et pro-européen, ancien ministre de l’Economie de François Hollande et ancien banquier, a largement devancé la candidate FN Marine Le Pen (33,90%), selon les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur.

- Risque politique écarté -

"Ce qui est important du point de vue des marchés dans la victoire d’Emmanuel Macron, c’est la non-réalisation d’un risque politique important qui permet maintenant de se refocaliser sur les fondamentaux économiques et les performances des entreprises qui sont positives et devraient tirer la performance vers le haut dans les mois qui viennent", a abondé auprès de l’AFP Isabelle Mateos y Lago, directrice générale au BlackRock Investment Institute.

Mais selon M. Tavernier, la mollesse du CAC 40 ce lundi pouvait également s’expliquer par le fait qu’"il y a encore un peu d’incertitudes sur le scrutin suivant que sont les législatives", avec la question de savoir si le nouveau président sera à même de constituer une majorité suffisante pour lui permettre de mettre en oeuvre ses réformes.

Dans ce contexte, les indicateurs passaient au second plan, avec comme seule publication notable lescommandes passées à l’industrie en Allemagne qui ont continué d’augmenter en mars.

Sur le front des valeurs, Korian a gagné 3,19% à 30,59 euros, dopé par un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "conserver" auparavant par Société Générale.

Le secteur bancaire a au contraire reculé à l’image de Société Générale (-2,53% à 50,57 euros), Natixis (-1,70% à 6,46 euros), BNP Paribas (-1,53% à 66,84 euros) et Crédit Agricole (-0,66% à 14,39 euros). Les valeurs bancaires étaient celles qui avaient le plus bénéficié du regain de l’indice parisien au lendemain du premier tour de la présidentielle.

jra/dlm/eb

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