La bourse chinoise en baisse de près de -8%, nouvel an, nouveau départ

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La Bourse de Paris timidement dans le vert (+0,11%)

A 09H30 , l’indice CAC 40 grappillait 6,11 points à 5.812,45 points. Vendredi, il avait fini en nette baisse (-1,11%). Les marchés chinois ont subi un contre-coup lundi, après dix jours d’interruption à l’occasion du Nouvel An chinois, clôturant en baisse de plus de 7%. Les autres indices mondiaux avaient déjà bu la tasse la semaine dernière. Le bilan du nouveau coronavirus, faisant état de 361 morts dont 57 lors de la seule journée de dimanche, dépasse désormais celui du SRAS de 2002-2003 en Chine continentale. Pour contrer l’impact de l’épidémie alors que la croissance chinoise tourne déjà au ralenti, la banque centrale chinoise a décidé d’injecter lundi 1.200 milliards de yuans (156 milliards d’euros).

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe vont de leur côté tenir une réunion technique mardi et mercredi à Vienne pour analyser la baisse des cours du brut en lien avec l’épidémie du nouveau coronavirus. "Les participants devront décider s’ils renouvellent leurs volumes de limitation de production ou s’ils les accentuent en raison de la conjoncture", expliquent les experts de Mirabaud Securities Genève. Les pays du G7 vont eux se concerter pour apporter une réponse face au nouveau coronavirus apparu en Chine, a annoncé dimanche le ministre allemand de la Santé. "Il est encore trop tôt pour évaluer avec précision les pertes économiques subies en Chine et dans les pays limitrophes", observe Christopher Dembik, responsablede la recherche économique chez Saxo Banque. "De plus en plus de retours de la part d’entreprises sur le terrain semblent indiquer que la crise sanitaire pourrait durer plus longtemps que le SRAS et on constate déjà au niveau microéconomique la faillite de certaines entreprises n’ayant pas suffisamment de fonds de roulement, notamment dans le domaine du tourisme", détaille-t-il. "L’activité en Chine pourrait rester morose, alors que la plupart des entreprises du pays garderont leurs portes fermées jusqu’au 9 février au moins et cela devrait impacter encore un peu plus les statistiques économiques du pays, déjà sous pression", note pour sa part Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

Par ailleurs, les négociations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni doivent démarrer ce lundi. Elles porteront principalement sur le partenariat économique, en particulier l’accord de libre-échange, les questions de sécurité et le dispositif juridique prévu pour régler les litiges. Côté statistiques, les indicateurs manufacturiers PMI de janvier dans la plupart des zones économiques mondiales intéresseront les marchés ce lundi. Les investisseurs continueront également de surveiller de près résultats d’entreprises.
Worldline dévissait de 6,12% à 59,85 euros tandis qu’Ingenico grimpait de 9,13% à 114,80 euros. Worldline veut racheter son concurrent Ingenico pour 7,8 milliards d’euros en numéraire et en action, afin de créer le numéro 4 mondial du secteur des services de paiement. TechnipFMC regagnait du terrain (+3,48% à 15,03 euros) après avoir souffert la semaine dernière des inquiétudes autour du coronavirus qui ont misà mal les cours du pétrole. BNP Paribas pâtissait (-0,11% à 47,99 euros) d’une baisse de recommandation à "vendre" contre "conserver" par Berenberg. En revanche, Sodexo s’adjugeait 0,30% à 94,88 euros, Deutsche Bank ayant entamé son suivi du titre avec une recommandation à"conserver" et un objectif de cours à 100 euros. Dans le secteur automobile, Peugeot cédait 0,05% à 18,60 euros et Renault 0,70% à 35 euros après une chute du marché français en janvier et un nouveau recul des ventes de véhicules neufs au Japon en janvier. Engie perdait 0,35% à 15,51 euros. La directrice générale Isabelle Kocher, sur la sellette pour rester à la tête du géant de l’énergie, se dit "très motivée" pour conserver son poste et défend son action de transformation du groupe, dans un entretien au Journal du dimanche. Barclays a dégradé sa recommandation à "pondération en ligne" contre "surpondérer".