Hausse pour le CAC40 vendredi (+1,07%), le moins pire que prévu comme seul moteur...

Crédit : stock.adobe.com

Publié le

 Moins catastrophique qu’attendu... Pire situation depuis 1915 ?

L’indice CAC 40 a gagné 48,20 points à 4.549,64 points, dans un faible volume d’échanges de 1,6 milliard d’euros. La veille, il avait déjà fini en hausse. La cote parisienne a débuté dans le vert et n’a pas changé d’avis par la suite, malgré la publication d’un très sombre rapport sur l’emploi américain.
Ce sont en effet 20,5 millions d’emplois qui ont été détruits au mois d’avril aux États-Unis, un niveau record en si peu de temps.
Quant au taux de chômage, qui s’affichait fièrement à 3,5% en février, il a bondi à 14,7%, son niveau le plus haut depuis juin 1940. Ces chiffres dantesques sont toutefois moins catastrophiques qu’attendu, puisque les analystes tablaient sur 16 à 20% de chômage, et 28 millions d’emplois perdus. "C’était tout à fait attendu et sans surprise", a commenté le président américain Donald Trump. "Le marché n’a pas trop réagi au rapport sur l’emploiparce qu’il savait qu’il serait très mauvais - le pire rapport sur l’emploi d’après-guerre - mais anticipait des chiffres encore pires", relève auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

La bonne tenue des indices ce vendredi "peut aussi être attribuée à l’obligataire qui s’est un peu amélioré avec un resserrement des spreads (écarts de taux, NDLR) entre l’Italie et l’Allemagne", poursuit M. Baradez. Par ailleurs, "le marché attend de voir comment vont évoluer les relations entre les États-Unis et la Chine", selon l’analyste.

 Chine / USA, Chapter 2

Après plus de quatre mois de silence et des tensions très fortes entre les deux pays au sujet du coronavirus, les négociateurs chinois et américains se sont en effet engagés vendredi, lors d’un entretien téléphonique, à mettre en oeuvre leur accord commercial "de phase une". Toutefois, le compte-rendu américain de cet entretien "a été assez neutre et formel, très minimal dans son contenu, sans que l’on sente une volonté d’aller beaucoup plus loin dans cet accord", estime M. Baradez. Côté indicateurs, outre les données sur l’emploi américain, les exportations allemandes ont connu en mars leur pire chute depuis la réunification, à -11,8% sur un mois, sur fond de pandémie de Covid-19. Les importations ont quant à elles baissé de 5,1%, ressortant à leur plus bas depuis janvier 2009.

En matière de valeurs, la bonne orientation de l’indice a profité aux titres les plus chahutés par la crise, alors qu’à l’inverse, quelques prises de bénéfices ont eu lieu en amont du week-end sur ceux qui ont le mieux résisté, à l’instar de Sanofi (-1,30% à 89,57 euros).

  • A l’inverse, Air France-KLM a gagné 2,83% à 4,21 euros.L’entreprise a pourtant essuyé les premiers effets du Covid-19 sur son trafic, avec une perte nette de 1,8 milliard d’euros au premier trimestre et elle anticipe des retombées encore plus désastreuses pour ses finances d’ici l’été.
  • Airbus s’est apprécié de 0,57% à 56,07 euros après l’annonce d’une commande de neuf avions A320 et A321 et de la livraison de 14 appareils en avril.
  • Le secteur automobile a aussi bénéficié du courant porteur. Renault a grimpé de 2,54% à 17,53 euros et Peugeot de 3,75% à 13,43 euros.