Grèce : les Bourses de Paris et Francfort vont ouvrir en baisse de 5%

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Les contrat à terme sur les grands indices boursiers, qui donnent une idée de la tendance à l’ouverture, reculaient très fortement une quarantaine de minutes avant l’ouverture de la séance, de 5% pour le Dax à Francfort et le CAC 40 à Paris, de 3% pour le FTSE à Londres.

"Le papillon grec semble sur le point de causer une tempête sur les marchés financiers", résume Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Les marchés voulaient pourtant croire jusqu’à présent à une issue positive, comme le montrait la progression des indices la semaine dernière.

Mais la situation s’est brusquement dégradée ce week-end, entre échec des négociations avec les créanciers, annonce d’un référendum en Grèce, contrôle des capitaux et risque accru de sortie du pays de la zone euro.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a provoqué la stupeur dans la nuit de vendredi et à samedi avec l’annonce d’un référendum sur les exigences de ses créanciers, prévu le 5 juillet après cinq mois de négociations avec l’UE, la BCE et le FMI.

Le plan d’aide au pays va donc s’achever mardi 30 juin et la Grèce ne devrait pas être en mesure de rembourser une échéance de 1,5 milliard d’euros au FMI lemême jour, augmentant la perspective du défaut de paiement et possiblement d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

Dans la foulée, la Grèce a annoncé la fermeture des banques jusqu’au 6 juillet et l’instauration d’un contrôle des capitaux. La Bourse d’Athènes devrait quant à elle rester fermée lundi.

En ne prolongeant pas le plan d’aide, les responsables européens "ont fait en sorte que les événements ne peuvent plus être contrôlés et ont ouvert la voie à un vote +non+" au référendum, selon M. Hewson.

La confusion de la situation conduit à "un mouvement de vente et à la volatilité", prévient Chris Weston, analyste chez IG.

Un des enjeux de cette crise est de savoir si les investisseurs vont douter de la solidité de la zone euro et s’en prendre aux pays les plus fragiles, comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal.

De leur côté, les responsables européens se sont voulus rassurants et ont indiqué que la zone euro pourrait surmonter une sortie de la Grèce.

Les espoirs d’un accord de dernière minute n’ont toutefois pas entièrement disparu notamment parce que la Banque centrale européenne adonné un répit à la Grèce en maintenant intact le plafond de fourniture de liquidités d’urgence aux banques grecques (prêts ELA), alors que beaucoup craignaient qu’elle ne leur coupe les vivres.

Certains analystes, comme ceux de la banque suédois Nordea, estiment pour leur part quela possibilité d’un "Grexit" est prématurée, même si "l’horizon s’est encore assombri".

"Lundi sera une journée volatile, mais nous ne nous attendons pas à une nouvelle crise financière", indiquent-ils.

Les marchés européens devraient vaciller dans le sillage de l’Asie,qui piquait du nez lundi, après avoir déjà dégringolé ces derniers jours.

Outre la Grèce, les marchés asiatiques étaient minés par une survéluation des Bourses chinoises après leur envolée de ces derniers mois.

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