Focalisée sur la géopolitique, la Bourse de Paris reste sous pression (-0,59%)

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Focalisée sur la géopolitique, la Bourse de Paris reste sous pression (-0,59%)

L’indice CAC 40 a perdu 30,47 points à 5.115,23 points, dans un volume d’échanges peu étoffé de 2,9 milliards d’euros. La veille,l’indice avait fini en net recul de 1,40%.

La cote parisienne a ouvert à l’équilibre avant d’opter clairement pour la baisse, alors que l’escalade verbale se poursuivait entre Pyongyang et le président américain, qu’elle a accusé d’avoir "perdu la raison", tout en présentant un plandétaillé pour tirer une salve de missiles vers le territoire américain de Guam, dans le Pacifique.

"La Corée du Nord est dans tous les esprits et cela a vraiment fragilisé la tendance", a observé auprès de l’AFP Frédéric Rozier, un gestionnaire de portefeuille de Mirabaud France.

Jusque là, "le marché était calme, presque trop calme même avec des niveaux de volatilité proches des plus bas historiques", a-t-il développé.

"Mais le stress est en train de revenir et les investisseurs se repositionnent sur les actifs jugés les plus sûrs, comme le marché de la dette et l’or", et s’éloignent des marchés actions jugés plus risqués, a-t-il ajouté.

L’inquiétude prend d’autant plus d’ampleur que "c’est un marché creux du mois d’août, avec beaucoup d’opérateurs en congés et sans actualité du côté des entreprises qui ont déjà toute publié leurs résultats", selon lui.

- pas de panique -

"Il n’y a toutefois pas de panique non plus, puisque l’indice reste sur des niveaux similairesà ceux qu’il a connus tout au long du mois de juillet", a poursuivi l’expert.

"Si personne ne croit vraiment au passage de la rhétorique aux actes, qui ne serait dans l’intérêt ni de Pyongyang ni de Washington, qui sait cependant quels effets peuvent avoir des commentaires mal dosés des uns et des autre ?", se sont interrogés les analystes de Aurel BGC.

Ce contexte géopolitique tendu a de nouveau fait passer au second plan les indicateurs du jour, comme le recul de la production industrielle française en juin, la hausse de celle du Royaume-Uni ou l’augmentation plusforte que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis. Outre-Atlantique, les prix à la production aux États-Unis ont reculé en juillet.

Sur le terrain des valeurs, SFR a bondi de 9,22% à 34,35 euros après que sa maison mère, la holding Altice, a annoncé avoirfranchi à la hausse le seuil de 95% du capital de sa filiale et lancé une offre publique de retrait obligatoire. Altice concrétisera en septembre son offre publique de retrait suivie d’un retrait obligatoire, au prix de 34,5 euros par action.

Le secteur pétrolier a réussi à se maintenir dans le vert, grâce au dynamisme des cours du brut, à l’instar de Vallourec en hausse de 1,74% à 4,63 euros, TechnipFMC de 0,20% à 23,02 euros ou Total de 0,21% à 43,54 euros.

PSA a gagné 0,19% à 18,20 euros et BNP Paribas a perdu 0,86% à 66,69 euros. Les groupes ont annoncéavoir obtenu l’accord de la Commission européenne pour l’acquisition de la filiale financière de General Motors Europe, dans le cadre du rachat d’Opel et Vauxhall par le constructeur français.

abx/fka/gib

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