FED : le jour d’après, les bourses européennes dans le vert malgré la chute de Wall Street

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La Bourse de Paris reste positive au lendemain de la Fed (+0,22%)

A 09H35 , l’indice CAC 40 prenait 12,09 points à 5.405,26 points. La veille, il avait fini en hausse de 1,12%. La cote parisienne a ouvert en légère hausse avant de faire une brève incursion dans le rouge puis de revenir en territoire positif. La Fed est intervenue mardi par surprise, en réduisant ses taux de 0,5 point de pourcentage, sans attendre sa réunion initialement prévue les 17-18 mars. "Lesmarchés ont été pris de court alors que le communiqué conjoint du G7 et des banquiers centraux le matin même préconisait de surveiller la situation avant d’agir tout en stipulant que ces derniers se tenaient prêt à agir en cas d’aggravation de la situation", récapitule Vincent Boy, analyste marché chez IG France. "La baisse des taux par la Fed n’a pas tant vocation à entretenir l’optimisme du marché et endiguer la phase baissière qu’à éviter un durcissement durable des conditions financières" qui pénaliserait les entreprises, écrit de son côté Christopher Dembik,responsable de la recherche économique à Saxo Banque.

La Fed n’est pas la seule à avoir assoupli sa politique monétaire puisque les banques centrales australienne et malaisienne ont déjà annoncé une baisse de leurs taux directeurs. La Banque du Japon et la Banque d’Angleterre ont dit se tenir prêtes à agir aussi. A la suite de la décision de la Fed, qui a été interprétée par les investisseurs comme un aveu de pessimisme face au coronavirus, il est fort à parier que la Banque centrale européenne annonce des mesures lors de sa réunion de la semaine prochaine.

"La réponse des banques centrales devrait calmer les marchés financiers pour un temps, mais les opérateurs vont devoir s’habituer dans les prochaines semaines à une accumulation de mauvaises statistiques au niveau mondial qui vont rappeler que le choc sur l’offre et le choc sur la demande résultant du coronavirus est encore loin d’être terminé", anticipe M. Dembik. La panique s’est emparée des marchés actions dans la seconde moitié de février face à la propagation de l’épidémie en dehors de Chine.

Pour l’instant, il est trop tôt pour quantifier précisément l’impact du coronavirus sur l’économie mondiale mais l’OCDE a d’ores et déjà prévenu que la croissance ne devrait pas dépasser 2,4% cette année dans le meilleur des cas. En Chine, l’activité dans les services s’est effondrée en février, comme dans le secteur manufacturier, paralysée par l’épidémie qui force beaucoup de travailleurs et consommateurs à rester calfeutrés chez eux.

"Alors que l’épidémie se poursuit et qu’aucune visibilité n’est pour l’instant possible sur l’étendue des dégâts au niveau économique, une baisse trop rapide des tauxd’intérêt pourrait conduire les banques centrales à se retrouver sans aucune possibilité pour soutenir la croissance si la crise sanitaire venait à durer plusieurs mois encore", prévient M. Boy. Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a souhaité que l’Eurogroupe, dont une réunion téléphonique est prévue mercredi sur l’impact du coronavirus, mette "sur la table la possibilité de recourir à "l’instrument budgétaire" pour relancer l’économie.
Valeurs du SBF 120 Sur le tableau des valeurs du SBF 120, Eurofins, qui compte encore croîtreet améliorer sa rentabilité en 2020, grimpait de 5,05% à 490,80 euros. Edenred (+1,18% à 47,91 euros) profitait d’une hausse de recommandation par JPMorgan sur son titre à "surperformance" contre "neutre. Soitec montait de 5,54% à 79,10 euros après avoir confirmé ses prévisions pour l’exercice décalé 2019-2020. CNP Assurances grappillait 0,86% à 14 euros. Ce grand assureur de personnes va passer dans le giron de La Poste, qui via la Banque Postale contrôlera 62,13% de CNP Assurances à la clôture du marché.