Entre géopolitique et chute d’Air France, la Bourse de Paris fait grise mine (-0,26%)

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Entre géopolitique et chute d’Air France, la Bourse de Paris fait grise mine (-0,26%)

L’indice CAC 40 a reculé de 13,37 points à 5.225,35 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,3 milliards d’euros. La veille, il avait terminé en légère hausse de 0,13%.

La cote parisienne est restée en léger retrait toute la séance.

"Il y eu un petit coup d’arrêt sur tous les indices, sans que cela soit alarmant à ce stade," a estimé auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

"Ce sont toujours les mêmes dossiers qui sont sur la table, à commencer par la guerre commerciale sino-américaine, et dès que les nouvelles sont un peu moins positives, les marchés sont un peu moins enclins à poursuivre leur marche en avant",a-t-il ajouté. "Les déclarations du représentant américain au Commerce Robert Lighthizer ont ainsi jeté un petit froid."

Ce dernier a en effet estimé mercredi qu’il restait "encore beaucoup à faire" avant de nouer un accord commercial avec la Chine, lors d’une audition devant une commission de la Chambre des représentants.

"Le marché est largement porté par l’espoir d’un accord sur ce dossier, mais combien de temps cet espoir sera-t-il suffisant pour alimenter la hausse ? Aujourd’hui, le marché reste au-dessus des 5.200 points, il n’y a pas de quoi s’inquiéter, mais il faut rester vigilant", a complété M. Tuéni.

La séance a aussi été marquée par l’entrée surprise de l’Etat néerlandais dans le capital d’Air France-KLM.

"Cette arrivée de l’Etat néerlandais et la réaction de la France soulèvent beaucoup de questions surun marché parisien qui avait bien accueilli la nouvelle direction générale du groupe et ses efforts d’harmonisation", a souligné l’expert de Saxo Banque.

La journée a également vu débuter le deuxième sommet entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen KimJong Un, qui ont affiché leur optimisme mercredi à Hanoï, huit mois après leur rencontre historique de Singapour.

En Europe, la dirigeante britannique Theresa May devait demander mercredi l’aval des députés à sa nouvelle stratégie sur le Brexit, qui pourrait déboucher sur un report de la date du divorce, prévu pour le 29 mars, s’ils rejetaient à nouveau son accord de retrait de l’UE.

En termes d’indicateurs, la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro au secteur privé a ralenti en janvier et les commandes industrielles pour décembre auxEtats-Unis ont très légèrement progressé.

Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont fortement chuté la semaine dernière, tandis que les importations sont descendues à leur plus bas depuis 1996.

- Air France-KLM s’enfonçe -

Sur le terrain des valeurs, Air France-KLM a plongé de 11,74% à 11,24 euros après la prise de participation inopinée de l’Etat néerlandais à hauteur de 12,68% dans le groupe aérien.

Suez a grappillé 0,13% à 11,48 euros, après avoir vu ses bénéfices fortement progresser l’an dernier.

Solvay a reculé de 5,44% à 96,64euros, en raison d’une "progression modérée" de son bénéfice d’exploitation attendue en 2019.

bioMérieux a profité (+6,51% à 73,60 euros) du dépassement de ses objectifs l’an dernier.

GTT, spécialiste des systèmes de transport et de stockage de gaz naturel liquéfié (GNL), a progressé de 2,66% à 79,05 après la publication de bénéfices et d’une activité en hausse pour 2018, tirés par l’appétit pour cette énergie.

Arkema s’est replié de 0,31% à 88,92 euros, en raison d’une prévision d’excédent brut d’exploitation "comparable au niveau recordde 2018" l’an prochain, mais "en légère baisse" au premier trimestre.

Safran a légèrement reculé (-0,25% à 120 euros) malgré le dépassement des objectifs financiers du groupe en 2018.

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