Economie chinoise : chute des exportations de 8,3% sur un an

Crédit : stock.adobe.com

Publié le  à 0 h 0

La production industrielle de la Chine a fortement ralenti en juillet, en-deçà des attentes, confirmant les difficultés de la deuxième économie mondiale, alors même que la récente dévaluation du yuan est perçue comme un moyen pour Pékin de revigorer une activité à la peine. Pénalisée autant par un fort repli des exportations que par la morosité générale de l’activité, la production industrielle chinoise n’a gonflé que de 6% sur un an le mois dernier, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS).

2Assombrissement de tous côtés2

Pas d’embellie non plus du côté des ventes de détail, baromètre de la consommation des ménages : elles ont augmenté de 10,5% sur un an le mois dernier, selon le BNS. Et ce en dépit d’une robuste performance des ventes sur internet. Là encore, c’est un ralentissement (+10,6% enregistrés en juin), et en-dessous des attentes du marché, qui misait sur une stabilisation.

Cette salve de statistiques décevantes est publiée quelques jours après des chiffres inquiétants sur le commerce extérieur chinois. Avec un plongeon de 8,3% sur un an de ses exportations en juillet, le géant asiatique voit se fissurer l’un de ses traditionnels piliers de croissance.

Autre indicateur symptomatique : les ventes de véhicules en Chine —le premier marché automobile mondial— ont dégringolé de 7% en juillet, selon une fédération professionnelle.

Dans ce contexte, la forte dévaluation du yuan orchestrée ces deux derniers jours par la banque centrale chinoise (PBOC) a été largement perçue comme un appui des autorités aux entreprises exportatrices et à l’économie.

Sur mardi et mercredi, la PBOC a abaissé d’environ 3,5% son taux de référence de la monnaie chinoise face au dollar, affirmant vouloir le rapprocher de la réalité du marché des changes.

2Objectif de croissance sous pression2

D’après les statistiques gouvernementales, la croissance de l’économie chinoise s’est stabilisée à +7% au deuxième trimestre, un niveau correspondant précisément à l’objectif annuel que s’est fixé Pékin. Le cas échéant, cela serait tout de même sa plus faible performance en un quart de siècle, après une croissance du PIB tombée à 7,4% en 2014.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.