Déconfinement : la reprise partielle de l’activité, un petit booster pour les places financières

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 La Bourse de Paris apprécie le déconfinement (+0,38%)

A 09H28 , l’indice CAC 40 avançait de 17,35 points à 4.566,99 points. Vendredi, la place parisienne avait fini en hausse de 1,07%. "De nombreux pays réduisent les restrictions de confinement pendant que certains rouvrent des commerces de proximités, comme la France", écrit Vincent Boy, analyste marché chez IG France. Depuis plusieurs semaines, les investisseurs semblent être immunisés contre des donnéeséconomiques qui vont de mal en pis, se focalisant sur la réouverture de certains pans de l’économie de grands pays occidentaux. D’autres arguments en provenance de Chine viennent soutenir les marchés actions. Sur le premier marché automobile mondial, les ventes de voitures ont à nouveau reculé en avril (-5,5% sur un an) mais à un rythme beaucoup moins prononcé que les mois précédents.

 La banque centrale chinoise en actions

"Enfin, la banque centrale chinoise a annoncé dimanche qu’elle assouplirait sa politique monétaire et intensifierait les ajustements anticycliques pour soutenir l’économie réelle et écarter les risques financiers", souligne John Plassard, spécialiste de l’investissement chez Mirabaud.
Derrière ce scénario positif, "le risque principal à la réouverture de l’activité est la recrudescence de nouveaux cas. Par conséquent, les investisseurs vont surveiller attentivement si la courbe de contagion continue à descendre", observe cependant Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank. Après un retour haussier du nombre de cas notamment à Séoul et Wuhan, la Corée du Sud et la Chine craignent une seconde vague tandis qu’en Russie, au Brésilet en Inde, la situation reste préoccupante.

Au moment où la France et l’Espagne lâchent du lest à compter de ce lundi en levant certaines restrictions, l’Allemagne surveille également de très près une hausse du taux d’infection après avoir entamé son déconfinement le 20 avril.

La pandémie a fait plus de 280.000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine et engendré une récession économique généralisée.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), qui tablait mi-avril sur un recul de 3% de l’économie mondiale en 2020, a estimé vendredi que les indicateurs de certains pays pourraient détériorer cette prévision. Aux Etats-Unis, plus de 20 millions d’emplois ont été détruits en avril, un taux de chômage au plus haut depuis les années 1930. Les conseillers économiques duprésident Donald Trump ont défendu dimanche la possibilité de faire redémarrer le pays en toute sécurité malgré la poursuite de l’épidémie et la détection de plusieurs cas de coronavirus dans la Maison Blanche.

En Europe, les 19 ministres des Finances de la zone euro se sont entendus vendredi sur les détails d’une première riposte à la crise engendrée par le nouveau coronavirus, mais tout reste à faire sur un grand plan de relance qui divise les 27 pays de l’UE. Par ailleurs, la Commission européenne a évoqué une possible procédure en justice contre l’Allemagne à la suite du jugement très critique de sa Cour constitutionnelle contre la BCE. Les juges allemands ont lancé la semaine dernière un ultimatum de trois mois à la BCE pour qu’elle montre que sa politique de soutien économique présente plus d’avantages que d’inconvénients.

Côté indicateurs, seule la production industrielle italienne de mars est à l’agenda.

  • Les constructeurs automobiles démarraient sur les chapeaux de roue, galvanisés par les chiffres du secteur en Chine : Renault gagnait 6,23% à 18,64 euros et Peugeot (+1,60% à 13,64 euros).
  • Les valeurs bancaires tenaient également le haut du pavé : Société Générale (+1,97% à 13,53 euro), BNP Paribas (+1,68% à 29,31 euros) et Crédit Agricole (+1,24% à 7,35 euros).
  • Air France-KLM cédait 0,09% à 4,21 euros. Air France va contrôler à partir de ce lundi la température de ses passagers au départ de l’ensemble de ses vols.